Lumières.
Celles-ci s’éteignent au crépuscule d’une journée qui semblait vouloir durer encore plus que les vingt-quatre heures que l’homme a fixé.
Cette journée, je l’ai passé à traîner mes pieds d’un point A à un point B. Jusqu’à un point Z, puis un point D. J’ai sillonné les rues de Paris et ses proches banlieues comme si je les aimais. Comme si celles-ci m’apportaient un bonheur que je cherchais.
J’ai fait Saint-Lazare, j’ai fait Gare de Lyon. J’ai fait Nanterre, j’ai fait Clichy. J’ai fait tabacs, j’ai fait Doner Kebabs d’Istanbul. J’ai fait mes amies, j’ai fait mes amies pour qui j’avais plus que de la sympathie.
J’ai marché. J’ai attendu l’heure fatidique à laquelle je devais la rejoindre. J’y ai été. Les mains chargées de cadeaux et d’amour. Le cœur chargé de bonheur et d’amour.
Je l’ai serré dans mes bras et ça semblait être naturel et biblique. Une prémonition qui venait de se produire. Je l’ai chahutée, je l’ai fait rire, je l’ai sympathiquement bousculée. J’ai fumé. Je l’ai vu fumer. Je me suis imaginer entrain de la fumer, comme on fumerait un cigare cubain avec la satisfaction qu’il pouvait nous apporter et la crainte de le voir s’éteindre à jamais.
Je l’ai vu se changer. Je l’ai vu marcher. Je l’ai encore tenue dans mes bras. Je l’ai timidement embrassé… Sur sa joue tendre. Je lui ai raconté ma vie, elle m’a raconté la sienne. Je l’ai vu tendre des sourires tendres à chacune de mes bêtises, à chacune de mes blagues tordues qui feraient de moi un sujet bon à analyser, puis à enfermer.
Je l’ai accompagné. On s’est posés pour admirer Paris et ses lumières qui commençaient à scintiller. Il pleuvait, alors on s’est allongés à plein le sol, sa tête dans le creu de mes aisselles, à rigoler des passants qui rigolaient de notre posture pour le moins déglinguée.
Je l’ai portée, on a marché. Des petites filles ont vu sa culotte qui dépassait de sa robe que le vent n’arrêtait pas de malmené. On en a rigolé, puis je l’ai déposé.
Je l’ai vu marcher en me tenant la main tout le long du trajet, en se racontant des bêtises qui ressemblaient à des secrets.
Puis on est rentrés. On a mangé. On s’est douché. On a prit des photos et on a encore rigolé. On s’était promis de ne pas aller plus loin, de ne pas laisser nos lèvres se toucher, de ne pas laisser la tentation nous dépasser. Alors en bons amis qu’on était, on s’est couché. Sa tête enrobée de mes bras, ses cheveux parfumant mes narines, mes doigts sillonnant son dos de haut en bas et sa bouche me disant à quel point elle n’aimerait pas succomber pour quelqu’un d’horrible comme moi.
Lumières. Elles étaient éteintes avant que l’envie d’un massage la prenne. Une envie émanant de sa rude journée.
J’ai allumé des guirlandes, elle a ramené des huiles essentielles et j’ai commencé à la masser. Son dos n’était ni flasque, ni musclé et mes mains s’y glissaient comme si elles y ont toujours été. Après avoir fait le tour de ses épaules et de son dos, je me suis attaqué à son fessier. J’ai dû la déshabiller et pour cela elle m’a aidé. J’y ai fait glisser quelques goûtes-d’huile- entre et par dessus ses deux belles fesses et je les ai tendrement massé, comme si dieu était entrain de me guider.
Nos blagues et nos rires ont cesser, étouffés par une tension sexuelle qui ne cessait d’augmenter. Et entre deux manœuvres de massages, j’ai laissé mes doigts se glisser entre ses jambes et j’ai senti une chaleur qui s’en dégageait et une aura d’humidité.
J’ai alors permit à mes doigts de s’en emparer, de la titillé, de la toucher tout en laissant mes lèvres lui embrasser tendrement le fessier, avant de remonter le long de son dos, mes lèvres collées à sa peau, jusqu’à finalement l’embrasser.
Je l’ai embrassé, avant de la retourner, lui téter les seins puis les relâcher. Quelque chose de plus bon attendait mon palais. Je me suis alors logé les lèvres au creu de son entre jambes rasé de près. J’ai laissé glisser ma langue le long de ses lèvres tout en gardant mon regard braqué sur le sien. Ses beaux yeux essayaient de me fixer, mais devaient vite se fermer lorsque ma langue effleurait une zone qui l’excitait.
Comme pour accélérer le processus, j’ ai laissé mes doigts se glisser sous ma barbe, dans son jardin secret. Je l’ai senti légèrement sursauter. J’ai fini par crocheté mes deux doigts à l’arrière de son clitoris afin de le remuer, ce qui l’a encore plus excité. Mais je voulais que cela dure encore une éternité, j’ai alors pris une capote pour la pénétrer.
J’ai écarté ses jambes, lui ai interdit de guider ma queue à trouver son chemin. Si elle n’y arrivait pas, c’est que ma queue ne la méritait pas. Je l’ai embrassé en laissant ma queue faire des vas et viens par dessus son vagin. Je ressentais la mouille qui aidait ma queue à glisser et je regrettais notre caractère méfiant qui m’empêchait de retirer ce satané condom.
Ma queue a fini par trouver chemin, au moment où elle s’y attendait le moins. J’ai vu sa bouche s’ouvrir, surprise. Je l’ai embrassé comme pour la rassurer et m’excuser d’être aussi brusque, et j’ai commencé à la travailler. Je prenais mes marques, dans un lit que je ne connaissais pas, avec une femme que je découvrais à peine. Mes baisers venaient accompagner mes vas et viens, et mes coups devenaient plus conséquent quand je ressentais ses mains, ses ongles longs et vrais -amen- crochetés dans mon fessier.
Au bout de quelques minutes elle me dit vouloir être au dessus. Je l’ai évidemment laissé faire.
Elle a embarqué et m’a chevauché comme si des anges la guidaient. Je ressentais la mouille glisser le long de ma queue, jusqu’à mon entrejambes et elle me tenait les bras écartés comme pour se stabiliser et me dominer. Elle a accéléré et je l’ai aidé. Mes bras enroulés autour d’elle à l’aider à sauter et tout en criant son plaisir, aux portes de la jouissance, j’ai entendu les anges crier, certainement stupéfaits de la vision qu’il avaient sous les yeux.
Et elle a jouit, sans m’attendre. Puis tout s’est arrêté.
Les sentiments ont pris le dessus, les doutes ont refait surface, nos certitudes infectées de doutes et les lumières éteintes pour clôturer la soirée.
Dans un noir total, je ressentais sa peau au bout de mes doigts qui la caressaient alors qu’elle essayait de dormir. Elle essayait, car tout comme moi, son cerveau ne s’est pas arrêté de cogité de tout ce qui s’est passé et de tout ce que cela venait boulverser.
Lumières. Éteintes. A jamais ?