Je ne comprend pas les gens. Je ne comprends pas les gens heureux. Vous voyez de qui je parle ? Je parle certainement de beaucoup d’entre vous.
Je ne comprend plus les gens qui s’excitent à l’idée d’aller en soirée. Je ne comprend pas les gens qui prennent du plaisir à aller en boîte. Je ne comprend même plus l’idée de se poser sur une terrasse, payer un verre d’alcool excessivement cher et parler.
Je ne comprend pas qu’on puisse s’exciter à l’idée de rencontrer quelqu’un. J’ai l’impression d’avoir rencontrer toutes les personnes qu’il faut rencontrer. Je ne pense pas que je serai surpris par une nouvelle rencontre, une nouvelle personne, une nouvelle manière de voir les choses, une nouvelle personnalité, un nouveau récit. Alors je ne rencontre personne.
J’ai l’impression que notre vie se meurt comme dans un jeu du style GTA. A petite dose. A chaque brise ment de cœur. A chaque déception. Et la vie en est pleine, des déceptions. La vie en elle-même est une déception composée de plusieurs petites déceptions.
Chaque déception, chaque partie de notre innocence qui se meurt nous prend une partie de notre raison de vivre. Elle nous bouffe jusqu’à ce qu’il en reste rien. Je ne sais pas combien reste til dans la mienne. Pas grand chose, ça c’est sûr.
L’excitation.
L’amour.
L’envie.
La satisfaction.
Ces mots existent dans mon vocabulaire, mais pas dans mon quotidien. Je les utilise, pour parler. Rien qu’en ce moment, je parle d’eux. Mais ce ne sont que des mots. Ils ne se caractérisent plus en émotions.
Je crois que le but de la vie est de nous faire mourir de déceptions. Notre cœur se brise à chaque déception. Une partie de celui-ci se brise et se détache du reste. C’edt ainsi jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de notre cœur et que celui-ci se meurt.
Les déceptions nous font perdre envie de vie. Nous empêchent d’envisager la vie, pour éviter d’être encore une fois déçus.
H
Ma prof de psycho, qui avait travaillé dans des EHPAD, nous disait que les vieilles personnes qui n’attendaient plus de visites sont celles qui mourraient en premier. Celles qui attendaient leurs enfants ou petits enfants avaient quelque chose de plus pour tenir à la vie. « Tout est une question de libido… » disait-elle. C’est très freudien, me diriez-vous. Mais est-ce faux?
En ce moment, ma libido tient dans une poignée de main.
M’en restera-t-il assez pour tenir cet hiver ?