Tinder

Cela faisait longtemps que je n’avais pas rencontré quelqu’un d’intéressant sur Tinder. Cette fille semblait sortir du lot.

Elle était mignonne comme un chiot qui tire la langue en souriant. Elle avait des tatouages qui transperçaient ses bas. Un style gothique qui titille mes instincts. Une appétence pour l’alcool qui me laisse admiratif.

Je l’ai raccompagné jusqu’à chez elle, après un premier date calme et tranquille. Je sentais presque que je l’ennuyais et que je m’ennuyais. Je l’ai raccompagnée au pied de son immeuble et juste avant de partir, je l’ai chopé par le col de sa chemise pour l’attirer vers moi. Il faut toujours faire 60 à 80 pourcent (maximum) de chemin quand tu veux embrasser une fille, puis la laisser remplir l’espace qui vous sépare.

Enfin, faites comme vous voulez. Moi, c’est comme ça que je fais. J’ai besoin de tater l’envie de l’autre, sinon la mienne n’existe plus.

Elle a donc fais le quart du chemin. C’était doux, c’était divin. Ses lèvres fines et aromatisées à la bière blonde et au gloss collaient les miennes à la perfection. Tellement que ce moment a duré longtemps. Des chats errants passaient sur le trottoir d’en face, ils faisaient leur vie, tandis qu’on faisait la nôtre.

Je l’ai collé à la vitre du hall de son immeuble, j’ai retenu sa main gauche, la collant à la vitre, avec ma main droite, pendant que ma main gauche saisissait délicatement et légèrement violemment sa gorge.

Après une bonne dizaine de minutes à se galoche comme des ados boutonneux, je lui demandes « tu veux que je te raccompagne pour te border ? ». Elle a affiché un sourire hésitant, avant de me répondre « Non… Ce sera pour une prochaine fois ».

Je l’ai embrassé une dernière fois, puis senti mes doigts se décoller des siens au moment où je partais.

J’ai pris mon téléphone, cela faisait quelques heures que je n’y avais pas jeté un œil.

Parmi les dizaines de notifications, une avait attiré mon attention.

TINDER : Vous avez un nouveau match ! 😍😍

Sympa. Je scrute le profil en marchant vers chez moi, me rendant compte que c’est une nana que je voulais vraiment matcher. Il n’y a rien de plus beau qu’une femme qui n’a envie que de quelques centimètres, sans prise de tête, et qui l’affiche clairement dans sa bio. J’ai un profond respect pour ces reines.

Je démarre la conversation en lui disant que pour le fait de la faire rire (ce qu’elle cherchait) c’était sûrement fait avec ma bio.

– Pour le fait de te faire rire, je crois que ça a déjà été fait par ma bio, non? Lui ai-je dit.

– En effet. J’espère que c’était de l’humour, parce que je ne suis pas fan des gorges profondes et je n’ai pas d’âme. A-t-elle répondu. Le seul point commun qu’on ait, c’est qu’on ne veut pas d’enfants, donc la capote sera le ciment de notre union… Oups ! J’ai peut-être été trop rapide… A-t-elle ajouté.

– Ce n’est pas grave. Ai-je répondu. Je ne sors jamais sans parapluie. Puis, ce n’est pas grave si t’as été trop rapide, moi je te promets de bien prendre mon temps. Les points communs, c’est rien. Ce que tu dégages m’inspire, je suis curieux de savoir si tu m’inspirera jusqu’à l’aspirer, quand on se verra. Ai-je rajouter.

– Je pense que tu ne seras pas déçu du voyage.

– La bande annonce me plaît. Mais c’est pour quand la date de sortie plein écran ?

– Tu peux décider d’une date pour une avant première. A-t-elle répondu.

– Je suis en congés, donc assez flexible. Pour les dates aussi.

– Parfait. A-t-elle dit.

– T’habites où?

– Je suis dans un Airbnb vers place Cauchoise.

– Ah! Tu veux dire que je peux être chez toi en moins de 10 minutes ? Ai-je rétorqué.

– Oh! de toute façon je t’attends. Je ne compte pas m’enfuir.

– Parfait! Une adresse et un numéro de téléphone ?

– 27 rue des bons enfants, Rouen. 0626505819.

– Ah mais c’est à côté de chez moi. Je suis là dans 5 minutes.

– Non, viens dans 10 minutes quand même.

À suivre…

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