Interlude

 Je ne sais pas où est-ce qu’on sera dans vingt ans, mon ange. Je ne sais même pas si je serai là demain.

Je te bassine avec mes promesses et mes douces paroles en te promettant une douce vie, un petit bout de paradis. Mais en vrai, je ne sais même pas si j’ai assez d’argent pour déjeuner demain à midi. Mais cela ne remet pas en cause ma bonne volonté.

Alors à quoi beau ce cirque ?

La route a été longue et je ne sais pas comment est-ce qu’on en est parvenus jusqu’ici. On a été loin, plus loin que la plupart des personnes qui ont dit s’être aimés. La route va être longue, encore plus longue que ce qu’on a déjà passé. On n’en verra peut-être pas le bout ou peut-être que si.

Alors à quoi beau ce cirque ?

Un jour tout sera vain. On sera enfin à moitié sereins et on finira par apprécier ce que la vie nous tend. Tu seras dans mes bras ou dans ceux d’un autre. Qui sait ? Tu finiras sûrement par te lasser de moi et je te donnerai mile et une raison de m’échanger.

Mais on sera à moitié heureux. Tu seras pleinement heureuse aux bras de ton nouvel amant écervelé, tandis que je broierai du noir pour essayer de t’oublier. A deux, on sera à moitié heureux. On pourra alors contempler le crépuscule en appréciant sa beauté. Car tout sera vain.

Donc, à la fin, à quoi bon ce cirque ?

Ce cirque n’est qu’une tentative désespérée de s’accrocher à quelque chose qui semble à la fois me fuir et me hanter. Ce cirque est le jeu auquel je me suis prêté depuis que je t’ai rencontré. Ce cirque est le cycle de la vie. Un homme aima une femme et celle-ci tua tout espoir en lui.

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