Je ne sais pas ce que je vais écrire dans cette nouvelle chronique. A vrai dire, je n’ai pas écris depuis des semaines, des mois, mon écriture est aussi rouillée que les poils pubiens d’une chatte de rouquine qui n’a jamais reçu la visite de personne.
Je suis coincé au quotidien. Pris en sandwich par le travail, les études et une sorcière qui me tiraille le cœur jusqu’à ne plus le faire battre. Je me sens pris en sandwich, comme une beurette dans un bukkake. Je travaille dur, comme un cheval de course, et tout ce qui me maintient en vie c’est la satisfaction de savoir que je finirai moi aussi par passer à l’abattoir. Je ne sais pas qui a décrété qu’un Homme avec un grand H était celui qui travaillait plus qu’il ne se reposait, celui qui travaille jusqu’à ne plus avoir le temps de pisser en s’essuyant la queue, laissant couler quelques goutes sur son calebard. Je maudis les capitalistes.
Je maudis cette femme aussi. Je maudis le jour où je l’ai connu. Je maudis chaque fois où j’ai dis quelque chose de drôle en sa présence, chaque fois que j’ai provoqué ce rire et ce sourire sur son visage, ces mêmes rire et sourire qui m’ont mis dans la situation où je suis aujourd’hui. Ce rire et ce sourire qui provoquent un sourire hébété sur mon visage et une accélération de mon rythme cardiaque, comme pour me dire que je suis foutu. Ce sourire qui me donne envie de prendre plus que ce que la vie a à me donner, plus que ce que la fille a à me donner. Ce rire qui me donne envie de te rejoindre dans ta solitude pour la partager avec toi, laisser mon cœur battre encore plus rapidement jusqu’à en mourir en te serrant dans mes bras.
Mais tout ce que je peux faire c’est te laisser respirer. Garder un oeil sur toi et espérer. Parce que le meilleur endroit que je connaisse est celui que tu t’es construit dans ta tête. Il arrive que tu m’y donnes accès, que tu me laisses y goûter et quel genre d’homme serai-je si je n’avais pas envie d’en avoir plus et d’y rester ? Alors je t’étouffe et te pousse à te recroqueviller dans ta solitude et on recommence la danse de la mort à nouveau.
A la fin, je me retrouve seul, délaissé par les personnes que j’ai délaissé pour toi. Plus personne n’a envie de se rapprocher de moi. Ils savent tous -et je sais aussi- que je vais finir par les décevoir ou les punir. Alors je les laisse partir, en espèrant ne pas les avoir trop blessés. Mais ils repartent fâchés car ils n’arrivent pas à comprendre ce que je peux te trouver.
Fin.