Confinement – Part 1

La salle était pleine. Les gens, de bas âge, s’étaient retrouvés en groupe pour manger. Mon service était loin de toucher à sa fin. Je faisais les vas et viens entre la cuisine et le sous sol. Je faisais le tour des tables pour servir les gens surexcités qui fixaient la télé. Tous les yeux -sauf les miens- étaient braqués sur la boîte magique qui faisait apparaître Emmanuel Macron, munit d’un air sérieux et un chouïa inquiet annonçait le stade trois de la lutte contre la pandémie du COVID-19. Le confinement total.

Les jeunes gens avaient abandonné leurs plats pour sortir dehors et crier de joie. Ils savaient qu’ils n’allaient pas avoir école la semaine qui vient, ni celle d’après, ni celle après celle-ci… mais jusqu’à quand ? Je pense que tout le monde se souvient de l’endroit où il se trouvait au moment de cette annonce. Car, il y aura un avant-COVID et un après-COVID.

Ces cris de joies semblaient renfermer un certain doute dans le fond. Mon patron semblait énervé. Plus de quatre cent kilos de pomme de terre à offrir ou à jeter. Des pertes financières importantes et aucun revenu, lors des semaines à venir, pour amortir cela.

Son mécontentement a vite été refroidi par les pleures du gérant du bar d’à côté qui a déboulé dans le restaurant, se tenant la tête entre les mains, les larmes aux yeux, car ce confinement venait d’apporter le coup de grâce à son bar, qui croulait déjà sous les dettes.

Personnellement, je n’avais pas totalement saisi les conséquences et retombés de ce que Manu venait d’annoncer. J’étais plutôt content d’avoir des jours de repos. Je sentais la douille au loin, j’avais donc fais quelques courses les jours précédents et j’avais un rendez-vous à la fin de mon service avec une belle blonde au corps de rêve, à qui j’avais offert un doux cunni, avant d’aller au boulot, qui s’est ponctué par un joli orgasme inattendu pour elle et de belles traces de griffures pour moi.

Je fini mon service, récupère mon chèque, promets à mon patron de revenir le lendemain pour l’aider à stocker du pain, récupérer un sac ou deux de pommes de terre, car la situation pourrait très bien virer vers un pseudo film apocalyptique à budget réduit.

A peine sorti que les appels fusaient de toutes parts vers mon téléphone. Mes proches étaient inquiets et me demandaient de rentrer chez moi. Je n’allais certainement pas leur dire que j’allais passer la nuit à caresser les belles courbes de Mélanie. Elle m’ouvre la porte, je l’embrasse les yeux ouverts et on se met à discutailler. Elle était plutôt contente de me voir, son chat un peu moins. Après tout, c’est un chat. Rien ne le rend vraiment heureux.

On se met sur son canapé. Je tripotais mon téléphone pendant qu’elle roulait quelque chose à fumer. Bizarrement, et malgré la situation, on ne parlait pas de la crise qui frappait la France et le monde. Je crois que tout ce qui comptait à ce moment-là était à portée de bras. On a fait abstraction de tout, sans le moindre effort, afin de se retrouver entrain d’échanger les taffes de beuh, un verre de Coke à la main et du Bob Marley plein les oreilles.

Elle a fini par placer ses jambes au dessus de mes genoux et j’ai fini par poser mon verre pour glisser ma main gauche entre ses cuisses. Mes caresses la faisait sourire et me faisait bander. Je suis certain qu’elle mouillait déjà, avec un léger souvenir de notre partie de sexe orale qui s’est déroulé plutôt dans la journée. J’ai continué de la caresser le long de ses cuisses jusqu’à remonter au creux de sa culotte où je faisais jouer mon pouce et mon index autour de ses lèvres. Je ressentais de l’humidité au bout des doigts. Son sourire béat a laissé place à une expression de plaisir accentuée par les bouffées du joint qu’elle s’enfilait. Juste au moment où mon doigt ses faufilé tel un crochet autour de sa culotte et l’a tiré vers le bas pour glisser mes doigts entre ses lèvres collantes de mouillle, mon téléphone s’est encore mit à sonner.

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