Dites ce que vous voulez, moi je continue de regretter l’époque où Instagram était un refuge à hipsters, un florilège d’adresses culinaires et touristiques. Quelques filtres qui viennent violer la qualité de l’image et quelques likes qui certes, étaient peu, mais étaient sincères.
Aujourd’hui, n’importe quelle conne avec un appareil photo et un nichon disponible à montrer au grand public, se prend pour une star. Influenceuses. C’est leur nom. Elles sont là, elles existent (virtuellement), afin d’apporter la lumière sur notre vie à nous, les mortels. Elles sont là, elles cambrent leur bas du dos, afin de nous expliquer comment vivre.
« Tu n’as pas de faux ongles ? Oh sale crasseuse ! Tu ne t’es pas maquillée sur ta dernière photo ? Pourquoi ? T’es pauvre ? Tu ne peux pas te payer la dernière maquette Fenty ? Quelle honte ! T’as pris un selfie sans filtre ? Non, mais t’as pas eu honte de ta tête ? T’es cinglée ma vieille. Tu agis comme une coincée. Tu n’as pas retouché ta photo ? Mais on dirait que ton ventre n’est pas aussi plat que celui des Winks. C’est grave ! T’es grosse !… »
Brûlez-les toutes. Et servez-vous des moneyslaves, qui alimentent leurs égos fragiles, comme bûcher. Je ne supporte plus ce monde fictif. Ce monde superficiel. Ce monde où des femmes, qui vivent dans des Neuf mètres carré au fond de la banlieue parisienne, mais nous montrent un profile instagram digne d’un mannequin de chez Victoria’s Secret. D’où vient tout ce besoin d’attention, d’admiration, de faux amour ? Êtes-vous réellement aimées en vrai ? Partagez-vous quelque chose de réel, dans la vie réelle, avec des gens réels ?
Parce que moi, je la connais ta vie de chiotte. Je sais ce que tu fais de tes samedis soirs. Je sais que ton ventre dégouline un peu plus que sur les photos et que ça te réconforte toujours quand je te dis que t’es belle comme ça. Je sais à quoi ressemble ton appart, je sais que t’as du mal à payer le loyer parfois. Je connais ton complexe avec ta tache de naissance que tu cache sur Instagram. Je sais à quel point t’aime pas tes taches de rousseurs et que tu les masque avec les filtres Snapchat. Je sais qui t’a prêté la robe que t’as mise vendredi soir en story. Je sais qui t’as prêté les chaussures que t’as mis en story lundi quand t’étais à la fac. Alors pourquoi mentir ? Pourquoi vivre dans le déni, l’illusion, le rêve qui se transforme en cauchemar chaque fois que tu pose ton téléphone ?
Qui veux tu tromper, mis à part la petite fille qui vit dans un coin perdu, au fin fond d’un bled pourri et à qui tu fais croire que sa vie est merdique parce qu’elle ne ressemble pas à la tienne ? Que ton copain est un ange sur terre et que t’es la femme la plus aimante et fidèle qui soit. Mais je sais qui t’as sucé lundi dernier, lorsque ton copain avait entraînement de foot. Je sais aussi que tu trouves des messages douteux dans son téléphone et qu’il pose son téléphone sur l’écran pour ne pas que tu vois qui lui écris tard la nuit. Qui veux-tu tromper ?
Je regrette amèrement la mise en place du placement de produits -toxiques- sur Instagram. Quelle horrible invention ! Des femmes sans vie, avec aucune confiance en elles, au point de subir une nouvelle chirurgie chaque début d’année en Tunisie ou en Turquie, mais qui viennent s’armer d’un faux courage alimenté par l’argent des publicités, pour demander à des femmes paumées, vivant dans un manque de confiance total, d’avoir confiance en elles de s’aimer comme elles sont… mais de tester la nouvelle pommade rajeunissante cent pour cent bio. Foutaises. Brûlez-les toutes.
Mais avant de les brûler, retirez leur leurs chiots et leurs chats, qu’elles utilisent comme poupée gonflable aux yeux de leurs « suiveurs » afin de montrer un côté câlin. Retirez leur aussi la garde de leurs enfants, qui à peine nés se retrouvent affichés aux yeux de tous, quite à leur créer leur propre profil… à seulement quelques mois. Ils n’ont rien demandé. Ni les chiots, ni les enfants. J’aurais été un chien, ça m’aurait grave embêté de me retrouver dans le cadre d’une photo, mettant en valeur les grosses fesses pleines de silicones made in Tunisia, d’une pauvre débile mentale qui se fait de l’argent sur mon dos. J’aurais été un chien j’aurais pisser sur son téléphone, après l’avoir bien mâchouillé. Sombre pute.
Franchement, brûlez les. Puis, qui a besoin d’influenceur ? Certainement des personnes encore plus perdues que ces infleunceurs là en question. Je m’en bas les couilles que t’ai plus envie de te rapprocher des Pierres à Feu que de Voltaire. Tu peux même devenir muet ou communiquer comme l’homme primitif. Mais en faire une fierté ? S’endetter, mettre en gage son cul sur Onlyfans pour se payer des vacances hors de tes moyens rien que pour montrer aux autres que tu es en vacances ? Je ne comprendrai jamais l’obsession de l’être humain à toujours vouloir attirer l’attention de ceux qui n’en ont rien à foutre de lui.