C’est en discutant avec des psychotiques que je me rend compte de la folie de ce monde.
Les entretiens que je peux avoir avec eux, qu’ils soient formels ou informels, m’apportent certes sur le côté clinique, mais également beaucoup sur le côté humain.
Leurs théories loufoques ne différent parfois pas tant que ça de ce que je peux regarder dans une chaîne de télévision étatique.
Leur haine de l’autre et leur xénophobie ne sont pas rares. Elle sont sous mes yeux à chaque fois que je met les pieds dans un réseau social ou que je regarde un débat télévisé.
Leur perte de contact avec la réalité n’est pas uniquement propre à eux. Les hommes politiques en font preuve à chaque fois qu’ils ouvrent leur gueule pour parler du petit peuple.
Cette époque est maudite. Elle est pourrie. C’est une époque où les hommes et les femmes ne se supportent plus. On est passés de la survie à la vie. Puis au lieu d’en profiter, on cherche de nouveaux combats à mener.
La terre est maintenant peuplée de militants de toutes causes. Des gens qui s’ennuient tellement dans leur vie, qu’ils s’inventent des causes à défendre. Ça va de l’écologie au féminisme, en passant par les guerres d’outre-mer. Je considère qu’on n’a le droit d’ouvrir sa gueule et donner son avis que sur le pays dans lequel on paye ses impôts.
Mais non. Les gens sont bien ravis de donner leur avis sur des questions qui les dépassent ou qui ne les regardent même pas. Je veux dire, qui suis-je pour donner mon avis sur ce qui se passe entre palestiniens et israéliens ? J’en ai même jamais croisé dans ma vie !
Puis, je vois des personnes qui militent aussi pour la liberté de ceci et cela, au point où des gens ont manifesté sur Paris pour soutenir les rats. Oui, on en est là. Les rats nous font la guerre, à prendre du poids, étant quasiment capable de violer des chats, ils se fourrent partout; dans le métro, dans les rues, les poubelles, les cages d’escaliers et même dans les murs d’immeubles ! Mais non, on ne doit pas leur faire la guerre. On doit les laisser prendre encore plus de poids jusqu’à pouvoir nous violer nous aussi.
Ce matin même, j’ai vu une fille, qui vraisemblablement a des psychopathologies, expliquer dans une vidéo que la Psychiatrie en France c’est de la merde, que les médecins n’y connaissent rien et qu’il lui a suffit de lire quelques bouquins pour se rendre compte de ça. Puis, bien évidemment, vu que tout cela est sectaire, elle se faisait partager et complimenter par d’autres personnes tout aussi malades. Comme un bouclier social de protection et de déni collectif. Je me suis abstenu de répondre.
Je ne sais plus quelle serait la prochaine étape. Peut-être qu’il y aura des manifestations pour soutenir les nuages ? Les étoiles ? La lune ? Vénus ? Pourquoi pas, tant qu’on y est ! Allons encore plus dans le ridicule et l’abstrait.
C’est là que je reviens à mon point de départ; Qu’est-ce qui différence un psychotique qui pense que les juifs sont responsables de tous les malheurs du monde d’un militant qui pense que la paille en carton dans son coca au glaçons chez McDo va sauver la planète. Tu crois qu’elle t’a attendu, toi, Timothy, 22 ans de vie, dont deux passées sans prendre une douche à sentir le Wasabi, sauveur présumé de la planète grâce à une paille en papier ? Wahou.
C’est la tendance actuelle de toute manière. Tout le monde semble avoir une cause à défendre. J’étais un peu pareil, puis je me suis rappelé que j’allais aussi disparaître. Que les choses pour lesquelles j’étais prêt à militer n’existaient pas avant, avaient été inventées et que leur existence ou non, allait en effet n’avoir que très peu d’effet sur l’histoire de l’humanité. D’ailleurs, qui en a quelque chose à foutre de l’histoire de l’humanité? Moi, une fois que je serai décédé, cela ne va pas m’intéresser.
J’ai ainsi donc abandonné ces idées aux dépends de choses beaucoup plus palpables, alias ma bite et ses désirs.
Bref,
Ce que les gens semblent rater lorsqu’ils se donnent à militer, c’est qu’ils croient dégager de l’amour, mais ne font qu’alimenter leur haine de tout ce qui peut être différent de leur pensée.
Tu défends ton point de vue comme eux défendent leur opinion/ convictions. Tu n’es pas si différent d’eux au fond
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Malheureusement. C’est pour ça que mes premières chroniques étaient d’abord des critiques de moi-même.
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