Cela va bientôt faire un an que je suis ici. Le temps ne passe pas aussi vite que l’on croit. J’ai l’impression d’avoir fait énormément de choses cette année, mais l’année n’est toujours pas terminée. J’ai déjà vécu dans deux villes différentes et rencontrer plus de personnes que je n’aurais voulu.
J’ai atterri en île de France et j’y ai passé mes deux premiers mois. Pendant ce temps-là, les seules fois où je croisais des français c’était lorsque je m’aventurais dans le XVIème pour aller voir Anastasia ou dans les bars PMU des banlieues.
Une fois en Normandie, j’ai été servi. J’en ai côtoyé assez pour dire ceci :
Les français ne sont pas aussi racistes que l’on veut bien nous faire croire. Je ne les trouve pas racistes. Même les vieilles personnes aigries et qui semblent racistes et que l’on attend tous de voir crever à chaque canicule ne sont pas racistes. Ils le sont devenus. Ça me rappelle l’histoire de la dame grecque qui accueillait chez elle des migrants algériens. Elle les logeait et nourrissait à l’œil. Mais lorsqu’il était temps pour eux de partir, ils lui ont dérobé pas mal de biens. Comment ne pas devenir raciste après ça ?
La plupart des hommes français sont des tapettes. Ils parlent beaucoup, que ce soit dans une dispute ou pour rapporter des ragots, comme de vieilles pies. Mais quand c’est le moment d’agir, leurs couilles ne leur servent plus qu’à pomper de la pisse. Ils peuvent voir leur copine entrain de se faire draguer sans réagir. Ils peuvent demander à leur copine de leur rembourser les cinq euros qu’ils lui ont prêté hier. C’est affligeant. Bien sûr, je ne généralise pas. Ce ne sont que des individualités qui se répètent bien trop souvent à mon goût. Mais, une femme, aussi indépendante soit-elle, a besoin de se sentir protégée dans les bras de son homme.
En parlant de ça, les femmes françaises, par contre, sont beaucoup plus intéressantes. Elles ont du caractère. Elles s’assument pleinement. Elles assument leur corps, leurs poils pubiens et leurs tétons, qu’elles font pointer fièrement par dessus leur bustier -à bas les soutiens gorges ! Elles assument leurs envies et leur sexualité. Cela fait peur à la plupart des hommes à la masculinité fragile. Moi, je trouve ça admirable et excitant.
Une française peut avoir envie de toi. Si c’est le cas, elle fera de son mieux pour t’avoir, pour te clouer à son lit, t’attacher les mains, t’arracher tes vêtements et te chevaucher toute la nuit. Elle peut t’aimer. T’aimer de tout son cœur. Mais si jamais t’as le malheur de la décevoir, t’es foutu. T’es fiché S. T’es haïs. T’es prohibé. T’es banni. T’es persona non grata. Toi et tout ton arbre généalogique. C’est tout ou rien avec elles.
Par contre, je ne considère pas les binationaux comme des français à part entière. Eux-mêmes ne savent pas où donner de la tête. Je pense qu’ils finissent tous par avoir un sérieux problème d’identité qu’ils n’arrivent jamais à régler. Ils n’appartiennent pas clairement à leur pays de naissance, ni à leur pays d’origine. Ils sont tiraillés entre deux cultures et finissent par péter un câble.
Mais, ce qui m’a le plus déçu ici est sûrement la nourriture. Des années qu’on me rabâchait les oreilles avec la gastronomie française et bla-bla-bla… Alors que la plupart des français tueraient leur mère pour un menu McDo ou un kebab. Au fait, le plat le plus français aujourd’hui c’est le kebab -ce n’est même pas un plat bordel.
D’ailleurs je trouve cela hypocrite que de critiquer tant que ça l’immigration et d’aller poser son cul sur une terrasse avec un sandwich kebab débordant de harissa. Ça critique l’immigration, mais on est bien contents lorsqu’on a faim et que l’épicier marocain du coin est encore ouvert à deux heures du matin.
Parfois, je me demande s’ils ont assez de temps pour prendre du recul face à la situation qu’ils vivent et peser le pour et le contre. Parce que les occidentaux se croient malins, pourtant c’est les seuls à qui ont fait croire que payer encore plus de taxes à l’état peut sauver la planète.
En tous cas, j’en ai rien à foutre. Ce n’est pas en ramassant quelques mégots que la planète sera sauvée. Je ne sais même pas si j’en ai quelque chose à foutre quelle soit sauvée ou pas. Mais, entre temps, essayez de vous aimer les uns les autres. Ce serait bien.









