Il n’existe pas de moment parfait, ni de fin parfaite. On passe le plus clair de notre temps à attendre le bon moment, sans se rendre compte que celui-ci vient de passer. On ne connaît la valeur d’un moment qu’une fois celui-ci vécu.
On était en fin de soirée. L’objet de mon désir était présent à cette pseudo fête. On n’était pas nombreux, blottis dans le salon de mon pote.
Il y avait celui-ci, en hôte. Un charmant enculé qui a déjà eu la chance d’enculer mon objet de désir. Celle-ci était présente, un haut à bretelles fin laissait transparaître le volume presque inexistant de sa poitrine. On avait déjà eu notre moment, avant que nos styles d’attachement viennent mettre de la distance. Sacrés évitants de merde !
Mais cette soirée nous avait rapprochés. On retrouvait un peu notre complicité. Elle se montait tactile, me perçait du regard en me disant de belles choses. Je la sentais ambivalente ce soir-là. Elle s’appelait Kahina. Elle avait un sourire à te faire miroiter la vision du pavillon de banlieue, le bébé dans la poussette et l’autre dans ses bras à ton retour du travail. Bref, revenons à la réalité.
Il y avait le cousin à mon pote, qui s’était empressé d’aller se coucher, ayant décidément trop fumé, et pas que de la moquette. On avait alors décidé de tous faire de même.
Ah ! J’allais oublier !
Jenna, la sœur de mon pote, était présente, mais pas avec nous dans le salon. Elle était dans sa chambre. Kahina devait aller dormir avec Jenna dans le même lit. Un truc de filles.
Quelques quarts d’heure après l’extinction des feux, mes burnes me brûlaient, réclamant la tendresse de Kahina. Elle savait chevaucher une queue comme si elle avait fait du poney toute sa vie. J’essayais de combattre ces pulsions. Mais plus je les combattais, plus elles prenaient le dessus pour me remplir le cerveau d’idées indécentes.
J’essaie de lui envoyer un message, pas de réponse.
C’est là que je me dis une de mes phrases à la con, super conne, et qui ne fonctionne qu’une fois sur dix.
« Le bon moment, faut le créer ». Alors, j’y vais !
Je sors du salon, laissant mon pote endormi à l’autre bout de la pièce. Je feinte le pipi nocturne. Il faisait aussi sombre que dans le ventre de ma mère (enfin, de ce que je me souviens). J’arrive, marchant sur mes orteils, sur le pas de la porte de la chambre de Jenna. Elle n’était pas fermée. Je tends mon oreille, avant de tenter quoi que ce soit. J’entends des bruits de mouvements qui me font énormément hésiter.
Je patiente. Je pose délicatement ma main gauche sur le cadre de la porte. Je tends l’oreille encore. Ça a l’air calme. Je fais passer ma tête dans l’espace entre la porte et le cadre. J’aperçois des silhouettes de femmes. Kahina et Jenna. Dos à dos, main dans la main.
C’est attendrissant. Les femmes ont le droit de se tenir la main, de se dire je t’aime et s’embrasser sur la bouche, sans que personne ne crie au scandale ou à la mort par lapidation pour homosexualité. Tandis que nous, les hommes, si par malheur l’un de nous disait « je t’aime » à l’autre, la brigade anti-homosexualité viendrait l’embarquer de suite.
Bref, revenons.
Je reste en retrait. Pas un mouvement, pas un bruit. Je regarde ce qui s’y passe. Les mains bougent. Les doigts s’entrelacent dans une ambiance intimiste qui fait resserrer mon caleçon.
Jenna se retourne enfin pour être en face du dos de Kahina. Elle passe sa main sur son ventre, entre son haut et sa peau, et sa bouche sur son cou jusqu’à ses joues. Kahina se retourne et lui retourne ses bisous. L’atmosphère intimiste monte d’un cran. Les deux s’échangent de longs baisers langoureux, tout en se caressant leurs — presque inexistants — seins, leurs petites et fermes fesses et leurs longues et interminables jambes.
En parlant de jambes, ma troisième voulait quitter mes vêtements, tant ceux-ci la serraient. Mais je ne pouvais faire rien d’autre qu’observer. Observer et bander. Je n’étais même pas sûr que ce qui était devant mes yeux était une réalité. Dois-je les rejoindre ? Mais qu’est-ce que je raconte ? Personne ne m’a invité !
À ce deuxième constat de rejet, je me résigne à me casser. De toute manière, c’est peut-être juste l’effet de la fumée qui les a un peu désinhibées au point qu’elles se soient enlacées. Je fais un minuscule pas en arrière et soudain j’entends un craquement, celui du haut à bretelles fin (déjà cité plus haut) qui s’est déchiré, tiraillé par les douces mains de Jenna. Ce haut, décidément, la gênait, Jenna. Il l’empêchait de dévorer les énormes auréoles brunes de Kahina. Elle les avait enfin dans sa bouche, tandis que celle de Kahina s’ouvrait de plaisir. La mienne n’a pu que suivre et faire pareil.
Bonté divine ! Quand est-ce que ce spectacle touchera à sa fin ? J’espère jamais !
Les tétons de Kahina, fourrés dans la bouche de Jenna, enrobés de salive, les doigts de Jenna n’avaient pas de temps à perdre, se glissant déjà vers la culotte de mon objet de désir. Je ne savais plus si je voulais Kahina, Jenna, les deux ou seulement continuer à contempler ce qu’elles faisaient. Entre-temps, les doigts de Jenna ont commencé leur exploration. Des bruits de gémissements étouffés émanaient de la bouche de Kahina. Celle de Jenna est pleine et silencieuse. Certainement parce que rassasiée ?
Pas aussi sûr. Au moment où je passe ma main sur mon paquet, pour vérifier ma température, Kahina se révolte, emportée par son excitation. Elle retourne Jenna sur le dos, lui remonte sa nuisette et lui retire sa culotte, dans un mouvement aussi fin et maîtrisé que celui d’un shaolin. La chatte poilue de Jenna était alors à nue. Mais pas pour longtemps. Elle est très vite investie par la bouche et la langue de Kahina.
Un premier gémissement survient. Pas étouffé. C’est le cri du désir spontané.
Kahina place sa main sur la bouche de Jenna, comme pour la faire taire, tandis qu’elle plaçait son autre main sur son bas-ventre, pour faire augmenter la pression. En parlant de pression, celle dans mon pantalon a fini par excéder ce que je pouvais retenir. À défaut de la sortir, je fis entrer ma main entre le bout de tissu et mes poils, caressant ma queue délicatement. Jenna remonte sa nuisette jusqu’aux épaules, elle veut jouer avec ses petits seins. Elle les masse, les étire, les tire. Elle se pince les tétons délicatement, pendant que Kahina la dévore au sens propre comme au figuré.
Kahina s’y prend si bien que Jenna perd des plus en plus ses moyens. Elle se dégage de la main de Kahina, pour laisser échapper quelques gémissements et longues inspirations. La température de la pièce suffisait à elle seule à réchauffer le reste de la maison. Elle prend un coussin, le plaque fortement contre son visage et gémit dedans. Les bruits étouffés recommencent, mes caresses s’accélèrent.
Pauvre diable que je suis. Mon objet de désir est en train de baiser la sœur du mec qui, jadis, l’avait baisée aussi. Mais où sommes-nous ?
Les cris s’accélèrent, les mouvements deviennent plus brusques. L’humidité s’empare de leurs corps. Jenna n’arrive plus à stopper les tremblements de ses jambes. Kahina n’arrive plus à s’arrêter de lécher. Elle passe sa langue de haut en bas, effleurant non sans conviction le bouton magique de Jenna. J’avais une vue sur le sublime fessier courbé de Kahina. Mon caleçon était inondé de mouille. Mais ce n’était toujours pas autant que leurs entrejambes à elles. Les prises d’air difficiles de Jenna indiquaient que la fin était proche.
Profitons encore.
Puis, tout d’un coup, j’entends la porte de la chambre de la mère de mon pote et de Jenna s’ouvrir. Sans broncher, je file sur la pointe des pieds jusqu’au salon, une gaule de la taille entre les jambes.
Putain.









