L’amour, le vrai, au pays du botox.

Où est l’amour, diraient ces putes ?

L’amour est partout où tu regardes, dixit l’aveugle.

Je ne suis pas là pour plaire aux foules, rassembler les meutes ou faire exploser des émeutes -même si j’en rêve secrètement. Je suis là pour exprimer mes souffrances au-delà de ma peine. Donner sens à mes pensées et les coucher sur papiers, aussi brutalement qu’on couche une femme soumise pour une énième levrette, ses poignets attachés au bas de son dos.

Je n’aspire à aucune gloire. Goûter à la gloire, en 2021, n’est qu’un ultime témoignage de la médiocrité qu’on dégage. Je préfère l’ombre. Je préfère rester dans l’ombre à broyer du noir. C’est ce qu’elles me reprochent toutes, indirectement. Gâcher mon potentiel. Ce serait prétentieux que d’avouer avoir du potentiel. Je ne fais que projeter les ordures que la société projete sur moi. Je suis un miroir de ce que vous aimez et de ce que vous n’aimez pas. Remettez vous en question avant de vous en prendre à moi. Je ne fais que traiter en putes celles qui veulent me baiser. Je ne fais que faire du mal à celles qui veulent inconsciemment m’en faire.

Pourquoi me vouloir ? Pourquoi m’aimer ? Pourquoi vouloir qu’on s’aime, qu’on apprenne à se connaître, qu’on s’habitue l’un à l’autre, qu’on s’attache, qu’on se déteste, qu’on se rabiboche, qu’on apprenne à connaître les moindre détails futiles dans le vie de l’autre, qu’on envisage un avenir ensemble, qu’on se promette des choses qu’on ne réalisera jamais ? Pourquoi ? Épargnez moi cette peine. Plutôt, laissez moi nous épargner cette peine. Laissez moi briser vos espoirs dès le premier soir. Laissez moi vous faire promettre que rien ne se passera demain. Que la durée de notre histoire dépend du temps que je prendrai pour jouir. Chance pour toi, je ne jouis pas rapidement. Chance pour moi, je ne jouis jamais deux fois d’afilé.

H

Qu’en est-il de l’amour ? Il n’en est rien. Je n’ai d’amour à donner qu’aux miens et aux choses qui contiennent une âme aussi profonde que la gorge de mon ex.

Je n’ai pas de temps à perdre à jouer les mannequins crash-test dans la sublimation erotique des femmes « amoureuses de l’idée de l’amour ». Ces femmes n’ont aucun amour à donner. Elles cherchent un compagnon de route. Un mec a présenter à leur entourage. « Regardez-moi, je suis casé ». Soyez damnées. Enfin, vous l’êtes déjà.

H

L’amour ne s’achète pas. L’amour ne se cherche pas. L’amour ne se fait pas prier. L’amour brille dans l’obscurité, lorsque tout est foutu. L’amour vient à toi lorsque tu t’y attends le moins. L’amour n’est pas une obligation. L’amour n’est pas un but. L’amour est un sentiment. L’amour est une illumination. L’amour est une évidence cachée derrière la peur. L’amour est un espoir caché derrière le doute. L’amour n’est pas partout. L’amour n’est pas en nous. L’amour vient de nous. Mais il ne vient de nous que lorsqu’on rencontre la personne adéquate qui fait jaillir ce sentiment de nos entrailles.

Mon train vient de dépasser ce semblant de coin à rats communément connu pour Mantes La Joli. Qui est d’ailleurs, tout sauf jolie. C’est donc le moment de vous quitter.

Aimez-vous avant d’aimer qui que ce soit. Autrement, vous serez encore plus perdus que vous ne l’êtes déjà.

Raw – Part 3

« J’ai retiré ma queue d’entre ses lèvres. Elle était toute rouge. Rouge de sang. J’ai retiré mon préservatif et jeté dans la corbeille. J’ai pris une serviette en papier pour éponger le sang qui coulait de sa chatte, le long de ses cuisses. La quantité n’était pas importante. Je l’ai essuyée, remit une autre capote et me suis remis au travail.

Beaucoup d’hommes sont à la recherche d’une femme vierge. Beaucoup fantasment sur ça. Beaucoup de femmes se sont vues reniées par leurs amoureux car elles n’étaient plus vierges. Beaucoup de meurtres et de suicides ont eu lieu à cause d’une seule banalité. La virginité.

Surtout celle de la femme. Elle occupe lesprit de beaucoup d’hommes. En faisant l’amour à une vierge, j’ai pris conscience de la stupidité de l’homme.

Non, mais quel supplice ! La fille avait mal à chaque vas et viens. Il y avait encore des goûtes de sang qui coulaient. Ce qui m’obligeait de m’arrêter et d’essuyer. Aucune position ne pouvait être explorée, exploitée.

J’ai dû me résigner à laisser tomber. J’ai retiré mon nouveau préservatif qui était lui aussi devenu rouge à cause du sang. Je l’ai faite asseoir sur mes cuisses. Les bras enroulés autour de ma nuque. J’ai tiré une taffe, puis une autre, afin d’allumer ma clope. Elle ne voulait pas la partager avec moi. Elle ne fume jamais. Je respecte ça. Ce self-control. Cette manière de dire « non » à la tentation. Dire « non » aux chuchotements mielleux de Satan. Pourtant, elle venait de « m’offrir » sa virginité.

En fumant, un silence s’est installé. Il n’était pas gênant. Elle pensait certainement à ce qu’elle venait de vivre. Cette expérience nouvelle. Devenir femme.

Moi, je pensais aux hommes. Je pensais à tous les hommes que j’ai connu dans ma vie, à qui j’ai dit « la virginité n’est qu’un construit social » et qui me disait, les sourcils foncés, « jamais ! La virginité c’est sacré ! Tu n’as pas idée d’à quel point c’est doux, délicieux et agréable que de faire l’amour à une vierge ». A ce moment là j’ai compris que ces fils de putes n’avaient jamais effleuré les poils de la chatte d’une vierge. Peut-être qu’on n’avait juste pas la même vision des choses. La même compassion et bienveillance envers la personne avec qui on partage ce moment d’intense intimité. Peut-être que tout ce qui les intéressait était de se vider les couilles et de se dire « ah ah ! Je suis le premier à y avoir pénétré ! ». Réflexion d’archéologue à petite bite.

J’ai tiré encore sur la clope. J’ai serré Justine dans mes bras. Sa tête sur mon épaule gauche. Ses bras sur mon épaule droit. Et j’ai continué à réfléchir.

H

J’ai pensé aux femmes. J’ai pensé à toutes les femmes que j’ai connu et qui étaient vierges. J’ai pensé à leurs paroles. « Je ne perdrai jamais ma virginité avant le mariage ! Ça c’est sûr ! ». Mais quelle idée ! Je n’ai pas pu m’empêcher de penser au stresse que cela doit procurer; t’es là, tu viens d’enchaîner trois mois de préparatifs de mariages stressants, ponctués par une cérémonie où t’avais la boule au ventre et où tous les regards étaient braqués sur toi. Tout ça pour finir dans une chambre d’hôtel luxueux avec l’homme de ta vie, avec qui tu n’as peut-être jamais eu la moindre intimité physique. Tu es alors SANS EXPÉRIENCE SEXUELLE PRÉALABLE. Comment vas tu aborder ça ? Comment faire ? Tu vas t’inspirer des films pornos que t’as vu à la sauvette lorsque t’étais seule chez tes parents, une nuit où ils étaient tous à un mariage ? Vas-tu réussir à te détendre assez pour laisser ton homme casser ton hymen avec sa queue ? C’est un acte délicat qui demande beaucoup de pratique et de connaissance de l’autre. Serait-ce aussi simple ? Mais quel stresse insoutenable !

Justine s’est levée, a mit son beau string rouge en dentelle. Il lui a scié les fesses d’une manière alléchante. Je les ai alors chopés avec mes mains pour les embrasse une dernière fois. Je l’ai vu se rhabiller. J’ai éteint ma cigarette. Je l’ai raccompagnée jusqu’à ma porte. Je l’ai embrassée une dernière fois. Bref, c’était sympa.

Génération Cyril Hanouna

J’aime bien commencer mes textes en disant « je ne pense pas ». Je trouve que ça en dit long concernant mon caractère anticonformiste et qui est tout le temps prêt à en découdre avec les points de vues de la société, qui lui semblent de plus en plus farfelus.

Tiens, je me demandes bien pourquoi, d’ailleurs ?

Du coup, je ne pense pas que les humains ont conscience de la vie qu’ils mènent. Je ne pense pas qu’ils prennent la peine de se poser des questions existentielles concernant la vie, le monde, l’existence. Après plus de six mois passés sous restrictions affectives, humaines et libertaires, je pensais réellement que cela allait éveiller les consciences de certains (du moins). Mais le résultat est affreux.

Les machines de la vie active ne sont même pas encore enclenchées que ces bougres se marchent déjà sur le bout de la queue. Jai réellement jamais vu un aussi grand avancement technologique et scientifique, dans l’histoire de l’humanité, mais contrasté par un réel désarroi et bassesse humaine.

Les gens, dans leur ensemble qui forme la populace ou l’avis collectif et populaire, ont atteint un niveau de bassesse et de paresse intellectuelle qui me semble humiliant au vue des facilités dont on dispose.

Je ne sais plus qui est le Best seller de ces dernières années, personne n’en parle. À croire que plus personne n’écrit des livres. À croire que plus personne n’achète des livres. Je n’écoute pas la radio, mais souvent je suis en voiture avec des amis et la radio se met à jacter sa merde auditive. Je vous épargnerer les avis politiques totalitaires et liberticides. Je ne vous parlerer pas non plus des analyses sportives biaisées « ultra-nationalistes » qui ne servent qu’à encenser et encourager la médiocrité. Je m’efforce, tant bien que mal, d’essayer de trouver un semblant de logique, de sens et de concordance dans les musiques qui passent sur ces radios et qui, au fil du temps, ne ressemblent plus à des musiques, mais plutôt à un mélange de bruits sourds, des miollements de chates sous autotune, de bruit de cris d’une vache mourante, ponctués par un grognement de chameau en rût. Je ne citerai pas de noms. Mais je pense à toi Aya Nakamura.

Ça, c’est la radio. Je déteste la guerre, l’armée, les gouvernements, la politique, la géopolitique… Mais je me dis qu’à l’époque de la guerre, elle servait tout de même à quelque chose cette radio de merde.

Je n’ai pas la télévision chez moi. Je ne l’aurais utilisé que pour regarder des matchs de football question de miser un bifton virtuel et le voir finir dans les poches virtuelles d’un bookmaker. Mais je suis souvent invité chez des gens, qui eux, ont la télé. La boîte magique. Plutôt l’ancienne boîte magique et actuelle boîte à caca. Boîte à catins. Boîte à lapins. Plutôt boîte à moutons tant qu’on y est.

Parfois, je m’installe pieusement devant la télévision, je me met une petite « émission à succès » et j’éteins au maximum toute forme de logique se trouvant dans mon cerveau. J’essaye de trouver un quelconque sens (encore une fois) ou semblant de productivité que peut m’apporter cette maudite télé, mais c’est le néant. Sincèrement, le degré de débilité qui se trouve sur ces plateaux est aussi élevé que le taux d’alcoolémie dans le sang de Tim Bergling à sa mort. Et le talent, sur ces plateaux, est aussi rare qu’un arabe qui ne cries pas en parlant.

Tu y passes deux trois heures de ta chienne de vie de merde -deux trois heures que tu pouvais utiliser pour te branler, sortir les poubelles, sortir le chien, prendre ta douche et manger- à regarder une émission qui ne t’apporte pas la moindre information importante dans ta vie.

Au bout de quelques temps, j’ai compris qu’ils faisaient exprès ces éculés. Divertir, ramollir le cerveau. Ça m’a fait penser à ce que disait un producteur de télé-réalité français qui affirmait quil interdisit formellement à ses enfants de regarder les télé-réalité. Moi je lui dis chapeau ! Tant qu’il y a des moutons qui aiment aller vers l’abattoir, soyons tous des bouchers. Ces émissions ont du succès car il y a bel et bien des gens qui aiment se morfondre dans la médiocrité, il faut se l’avouer. Tant mieux pour Hanouna, Drucker, Nagui, Arthur… Mais vous n’aurez pas ma présence dans votre audimat.

Je ne parlerai pas des infos, non. J’ai fais l’erreur de regarder BFM plus de cinq minutes, lorsque j’attendais ma commande dans une pizzeria, et j’ai eu une folle envie d’aller buter ma propre mère, parce qu’elle était musulmane et moi non. L’autre fois, ils passaient CNews dans un bar tabac et je me suis pris à regarder ça plus de deux minutes en attendant de prendre mon paquet de clopes. J’ai eu une envie rageuse d’expulser tous les immigrés de France. J’ai vite rigolé lorsque je me suis rappelé que j’étais moi-même immigré. J’ai aussi rigolé parce que le mec qui encourageait la chasse aux immigrés, Monsieur Éric Zemmour, était lui-même issu de l’immigration. Drôle de dame.

Quand je pense à ces petits détails, qui sont minimes au vu de tous les détails qui me sont donnés au quotidien et qui me font penser que les personnes qui nous gouvernent et nous exploitent ont encore de belles années dorées devant eux. Mais qui suis-je pour donner des leçons aux autres ? Qui suis-je pour essayer de changer ça ? Mes écrits, tout comme moi, tomberont dans l’oubli. Contrairement à Cyril Hanouna.

L’image que tu as de ton Dieu est une projection de celle que tu as de toi-même.

Confinement – Part 2

« Je crois que dans la vie, dans le feu de l’action, au quotidien, on a tendance à perdre de vue ce qui compte vraiment le plus pour nous. On a tendance à se laisser emporter par les vagues, à embrasser à bras ouverts les opportunités qui s’offrent à nous, sans nous soucier du reste.

Dans une crise sanitaire mondiale aux allures apocalyptiques, avec des chaînes de télévision qui annoncent, chaque jour, des dizaines de milliers de cas et des milliers de morts, l’étau se ressert. On prend conscience de la fatalité de la vie. Du lien étroit qu’on entretien avec la mort. Toute chose acquise est alors remise en gage. On se rend compte que nos proches, nos êtres chers, les personnes sans qui on ne s’imagine pas avancer dans la vie sont en danger, que nous sommes en danger. On se rend compte qu’on n’aura peut-être pas d’autres chances, opportunités de faire mieux.

Au réveil du deuxième jour de confinement, je n’ai pas pu empêcher ma main de formuler son numéro et d’enclencher un appel. Il fallait que je sache. Cela faisait une vingtaine de jours qu’on s’était fâchés, que chacun faisait sa vie de son côté. Mais dans une situation pareille, on ne peut pas s’empêcher de vouloir savoir ce qui se passe dans la vie de l’autre.

– Salut ! Comment ça va ? Ai-je dis, sans réfléchir.

– Salut. Bah ça peut aller…

– C’est quoi ce bruit ? T’es dans les transports ?

– Oui. M’a-t-elle répondu, en toussant fort. Ils viennent d’annuler mon stage.

– Tu tousse ? T’es malade ?

L’un des principaux symptôme de ce virus importé de Chine serait une forte toux. C’est exactement le genre de trucs qu’on n’a pas envie d’avoir à ce moment-là, même si on fume comme un pompier.

– J’ai une grippe depuis quelques jours.

Mon cœur s’est accéléré.

– Tu as chopé le virus ? Ai-je dis.

– Je ne pense pas. C’est juste la grippe saisonnière.

J’y croyais à moitié. Car on ne peut jurer de rien. Même les médecins nageaient en plein brouillard. Ils ne savaient pas vraiment ce à quoi ils étaient confrontés.

– Tu penses pouvoir rentrer au Havre ou bien tu vas encore rester roder dans ce nid à problèmes qu’est Paris ?

Avant qu’elle puisse formuler une quelconque réponse, le pont sous lequel passait son métro a brouillé notre signal. Je crois que cet appel m’a encore plus frustré qu’autre chose. J’ai alors pris le téléphone pour répondre aux photos intimes que Madeline m’avait envoyé la veille. « Tu reviens quand ? » inscrit entre ses beaux et fermes seins. « Je m’ennuie déjà de toi » était inscrit sur la deuxième photo d’elle entrant dans son bain. Cela m’a filé une érection que j’ai vite prit en photo avant de la lui envoyer.

En prenant la photo, j’avais reçu une notification de message « J’ai perdu mon signal. Mais ça peut aller. T’inquiètes. » J’ai ignoré et envoyé la photo.

Les heures puis les jours se sont succédé sans que je puisse les contrôler. La notion du temps devenait aussi futile qu’un couple d’homos pour la fertilité. Je ne pouvais toujours pas voir qui que ce soit. Je ne recevais pas plus de nouvelles que ça de la part de celle que j’aime. Mais je ne pouvais pas non plus voir celle qui me donnait des nouvelles. Restrictions obligent; quinze jours de quarantaine afin de déterminer si on avait le moindre symptômes lié à ce fichu COVID.

L’essentiel de mes échanges dépendaient de mon téléphone. Des appels. Des messages. Des appels vidéo. Un mélange des trois parfois.

Il commençait à se produire un phénomène bizarre, au bout de sept à dix jours de confinement. La solitude. La quarantaine commençait à mettre le feu au cul de tout le monde. Des photos intimes commençaient à fuser dans mon téléphone de la part de personnes qui me calculaient pas plus que ça auparavant. Comme si cette quarantaine servait de lubrifiant. Le pouvoir du COVID.

Un jour dont je ne me rappelle plus -vu qu’ils commençaient à tous se ressembler- j’étais en plein appel vidéo avec une très bonne amie à moi, Débora.

L’appel semblait banal jusqu’ici. Je l’ai pourtant accompagné sous la douche. J’ai pris du plaisir visuel à regarder l’eau pleine de shampoing dégouliner le long de son corps, parcourant ses courbes, effleurant ses tétons, plongeant dans son nombril, mouiller ses épais poils pubiens noirs, pénétrer entre ses fesses, glissant le long de ses jambes avant de se mourir sur le sol marbré de la salle de bain de ses parents. Cela me semblait à la fois jouissif et naturel.

Je ne saurais dire comment les choses se sont déroulées une fois revenue dans sa chambre, ni comment elle s’est retrouvée les doigts plongés dans les abysses de ses poils pubiens. Mais c’est ainsi que les choses se sont passé. Elle a commençait à caresser son clito, tout en filmant pour mes beaux yeux. Elle semblait vouloir que je fasse de même. Qui suis-je pour refuser les avances d’une femme ? Qui suis-je pour refuser les avances d’une belle femme ? Qui suis-je pour refuser les avances d’une belle femme que j’aime déjà énormément ?

J’ai fermé les volets pour plus d’intimité. J’ai enlevé mon t-shirt. J’ai retiré mon caleçon. Elle s’est mordue les lèvres à la vue de ma queue dure et bien dressée. J’ai passé ma main le long de ma magnifique queue devenue toute rose à l’aide du sang qui a afflué vers elle. Et on s’est masturbé mutuellement jusqu’à ce qu’elle devienne rouge de chaleur et atteigne l’orgasme. J’ai alors balancé la purée sur le sol de ma chambre en léchant mes lèvres, les yeux rivées sur son con. Elle s’est encore une fois mordue la lèvre à la vue du sperme qui dégoulinait le long de mon gland. Il ne manquerait plus qu’on s’embrasse avant de raccrocher. Mais on ne l’a pas fait. On a juste raccroché.

J’ai essuyé le bordel qu’elle a causé sur mon sol. J’ai pris une douche et me suis endormi. Il était quinze heure de l’après-midi.

Anastasia – Part 4

Je parlais de ça, la dernière fois.

Le sexe entre amis. Sauve t’il ou gâche t’il les amitiés ? Mon ami est persuadé que ça peut faire bon ménage. Détrompez vous, il ne dit pas ça pour m’encourager à lui tailler une pipe. Mais pour lui, ça marche. On peut bien associer sexe et amitié.

Personnellement, je suis beaucoup plus sceptique.

Je pense que deux personnes qui couchent ensemble peuvent à priori devenir amis et oublier le côté sexe de la relation. Cela me semble faisable dans certaines situations.

Le contraire m’étonnerait beaucoup.

Je ne pense pas que deux amis, et après avoir passé plusieurs années à assembler de pures pièces les facettes de leur relation afin de la rendre aussi jolie, complice et complémentaire, iraient envoyer tout en l’air et s’envoyer en l’air.

La seule chose qui devrait les pousser à faire cela serait une éventualité de conversion de cet amour platonique en un amour charnel et physique.

Mon ami était tout de même toujours aussi persuadé que cela peut marcher.

Moi je perçois ça comme une voiture. Cette amie serait comme une voiture qui pourrait t’emmener partout. Vraiment partout… sauf à la plage. T’aimes bien aller à la plage, mais cette voiture ne peut pas t’y emmener. Pour y aller tu peux prendre le bus, le train, même le vélo ! Mais pas TA voiture.

Tu peux risquer d’y aller avec ta voiture, mais il y a de fortes chances pour que celle-ci tombe en panne en plein route ou au chemin du retour. T’es alors coincé entre sacrifier ta voiture et y aller, en prenant le risque que cela soit la dernière fois et que tu vas perdre tous les autres privilèges que t’offre cette voiture, ou alors emprunter d’autres moyens de transports pour aller à la plage et continuer d’utiliser ta voiture comme avant.

Personnellement, le choix est déjà fait.

Je t’aime fort An(astas)ia.

Instagram

Dites ce que vous voulez, moi je continue de regretter l’époque où Instagram était un refuge à hipsters, un florilège d’adresses culinaires et touristiques. Quelques filtres qui viennent violer la qualité de l’image et quelques likes qui certes, étaient peu, mais étaient sincères.

Aujourd’hui, n’importe quelle conne avec un appareil photo et un nichon disponible à montrer au grand public, se prend pour une star. Influenceuses. C’est leur nom. Elles sont là, elles existent (virtuellement), afin d’apporter la lumière sur notre vie à nous, les mortels. Elles sont là, elles cambrent leur bas du dos, afin de nous expliquer comment vivre.

« Tu n’as pas de faux ongles ? Oh sale crasseuse ! Tu ne t’es pas maquillée sur ta dernière photo ? Pourquoi ? T’es pauvre ? Tu ne peux pas te payer la dernière maquette Fenty ? Quelle honte ! T’as pris un selfie sans filtre ? Non, mais t’as pas eu honte de ta tête ? T’es cinglée ma vieille. Tu agis comme une coincée. Tu n’as pas retouché ta photo ? Mais on dirait que ton ventre n’est pas aussi plat que celui des Winks. C’est grave ! T’es grosse !… »

Brûlez-les toutes. Et servez-vous des moneyslaves, qui alimentent leurs égos fragiles, comme bûcher. Je ne supporte plus ce monde fictif. Ce monde superficiel. Ce monde où des femmes, qui vivent dans des Neuf mètres carré au fond de la banlieue parisienne, mais nous montrent un profile instagram digne d’un mannequin de chez Victoria’s Secret. D’où vient tout ce besoin d’attention, d’admiration, de faux amour ? Êtes-vous réellement aimées en vrai ? Partagez-vous quelque chose de réel, dans la vie réelle, avec des gens réels ?

Parce que moi, je la connais ta vie de chiotte. Je sais ce que tu fais de tes samedis soirs. Je sais que ton ventre dégouline un peu plus que sur les photos et que ça te réconforte toujours quand je te dis que t’es belle comme ça. Je sais à quoi ressemble ton appart, je sais que t’as du mal à payer le loyer parfois. Je connais ton complexe avec ta tache de naissance que tu cache sur Instagram. Je sais à quel point t’aime pas tes taches de rousseurs et que tu les masque avec les filtres Snapchat. Je sais qui t’a prêté la robe que t’as mise vendredi soir en story. Je sais qui t’as prêté les chaussures que t’as mis en story lundi quand t’étais à la fac. Alors pourquoi mentir ? Pourquoi vivre dans le déni, l’illusion, le rêve qui se transforme en cauchemar chaque fois que tu pose ton téléphone ?

Qui veux tu tromper, mis à part la petite fille qui vit dans un coin perdu, au fin fond d’un bled pourri et à qui tu fais croire que sa vie est merdique parce qu’elle ne ressemble pas à la tienne ? Que ton copain est un ange sur terre et que t’es la femme la plus aimante et fidèle qui soit. Mais je sais qui t’as sucé lundi dernier, lorsque ton copain avait entraînement de foot. Je sais aussi que tu trouves des messages douteux dans son téléphone et qu’il pose son téléphone sur l’écran pour ne pas que tu vois qui lui écris tard la nuit. Qui veux-tu tromper ?

Je regrette amèrement la mise en place du placement de produits -toxiques- sur Instagram. Quelle horrible invention ! Des femmes sans vie, avec aucune confiance en elles, au point de subir une nouvelle chirurgie chaque début d’année en Tunisie ou en Turquie, mais qui viennent s’armer d’un faux courage alimenté par l’argent des publicités, pour demander à des femmes paumées, vivant dans un manque de confiance total, d’avoir confiance en elles de s’aimer comme elles sont… mais de tester la nouvelle pommade rajeunissante cent pour cent bio. Foutaises. Brûlez-les toutes.

Mais avant de les brûler, retirez leur leurs chiots et leurs chats, qu’elles utilisent comme poupée gonflable aux yeux de leurs « suiveurs » afin de montrer un côté câlin. Retirez leur aussi la garde de leurs enfants, qui à peine nés se retrouvent affichés aux yeux de tous, quite à leur créer leur propre profil… à seulement quelques mois. Ils n’ont rien demandé. Ni les chiots, ni les enfants. J’aurais été un chien, ça m’aurait grave embêté de me retrouver dans le cadre d’une photo, mettant en valeur les grosses fesses pleines de silicones made in Tunisia, d’une pauvre débile mentale qui se fait de l’argent sur mon dos. J’aurais été un chien j’aurais pisser sur son téléphone, après l’avoir bien mâchouillé. Sombre pute.

Franchement, brûlez les. Puis, qui a besoin d’influenceur ? Certainement des personnes encore plus perdues que ces infleunceurs là en question. Je m’en bas les couilles que t’ai plus envie de te rapprocher des Pierres à Feu que de Voltaire. Tu peux même devenir muet ou communiquer comme l’homme primitif. Mais en faire une fierté ? S’endetter, mettre en gage son cul sur Onlyfans pour se payer des vacances hors de tes moyens rien que pour montrer aux autres que tu es en vacances ? Je ne comprendrai jamais l’obsession de l’être humain à toujours vouloir attirer l’attention de ceux qui n’en ont rien à foutre de lui.

Confinement – Part 1

La salle était pleine. Les gens, de bas âge, s’étaient retrouvés en groupe pour manger. Mon service était loin de toucher à sa fin. Je faisais les vas et viens entre la cuisine et le sous sol. Je faisais le tour des tables pour servir les gens surexcités qui fixaient la télé. Tous les yeux -sauf les miens- étaient braqués sur la boîte magique qui faisait apparaître Emmanuel Macron, munit d’un air sérieux et un chouïa inquiet annonçait le stade trois de la lutte contre la pandémie du COVID-19. Le confinement total.

Les jeunes gens avaient abandonné leurs plats pour sortir dehors et crier de joie. Ils savaient qu’ils n’allaient pas avoir école la semaine qui vient, ni celle d’après, ni celle après celle-ci… mais jusqu’à quand ? Je pense que tout le monde se souvient de l’endroit où il se trouvait au moment de cette annonce. Car, il y aura un avant-COVID et un après-COVID.

Ces cris de joies semblaient renfermer un certain doute dans le fond. Mon patron semblait énervé. Plus de quatre cent kilos de pomme de terre à offrir ou à jeter. Des pertes financières importantes et aucun revenu, lors des semaines à venir, pour amortir cela.

Son mécontentement a vite été refroidi par les pleures du gérant du bar d’à côté qui a déboulé dans le restaurant, se tenant la tête entre les mains, les larmes aux yeux, car ce confinement venait d’apporter le coup de grâce à son bar, qui croulait déjà sous les dettes.

Personnellement, je n’avais pas totalement saisi les conséquences et retombés de ce que Manu venait d’annoncer. J’étais plutôt content d’avoir des jours de repos. Je sentais la douille au loin, j’avais donc fais quelques courses les jours précédents et j’avais un rendez-vous à la fin de mon service avec une belle blonde au corps de rêve, à qui j’avais offert un doux cunni, avant d’aller au boulot, qui s’est ponctué par un joli orgasme inattendu pour elle et de belles traces de griffures pour moi.

Je fini mon service, récupère mon chèque, promets à mon patron de revenir le lendemain pour l’aider à stocker du pain, récupérer un sac ou deux de pommes de terre, car la situation pourrait très bien virer vers un pseudo film apocalyptique à budget réduit.

A peine sorti que les appels fusaient de toutes parts vers mon téléphone. Mes proches étaient inquiets et me demandaient de rentrer chez moi. Je n’allais certainement pas leur dire que j’allais passer la nuit à caresser les belles courbes de Mélanie. Elle m’ouvre la porte, je l’embrasse les yeux ouverts et on se met à discutailler. Elle était plutôt contente de me voir, son chat un peu moins. Après tout, c’est un chat. Rien ne le rend vraiment heureux.

On se met sur son canapé. Je tripotais mon téléphone pendant qu’elle roulait quelque chose à fumer. Bizarrement, et malgré la situation, on ne parlait pas de la crise qui frappait la France et le monde. Je crois que tout ce qui comptait à ce moment-là était à portée de bras. On a fait abstraction de tout, sans le moindre effort, afin de se retrouver entrain d’échanger les taffes de beuh, un verre de Coke à la main et du Bob Marley plein les oreilles.

Elle a fini par placer ses jambes au dessus de mes genoux et j’ai fini par poser mon verre pour glisser ma main gauche entre ses cuisses. Mes caresses la faisait sourire et me faisait bander. Je suis certain qu’elle mouillait déjà, avec un léger souvenir de notre partie de sexe orale qui s’est déroulé plutôt dans la journée. J’ai continué de la caresser le long de ses cuisses jusqu’à remonter au creux de sa culotte où je faisais jouer mon pouce et mon index autour de ses lèvres. Je ressentais de l’humidité au bout des doigts. Son sourire béat a laissé place à une expression de plaisir accentuée par les bouffées du joint qu’elle s’enfilait. Juste au moment où mon doigt ses faufilé tel un crochet autour de sa culotte et l’a tiré vers le bas pour glisser mes doigts entre ses lèvres collantes de mouillle, mon téléphone s’est encore mit à sonner.

Teresa

Certaines fois, on pense tout savoir, le moment d’après on se retrouve dans l’ignorance totale, l’impression que toute notre vie n’a été qu’un faux semblant d’informations qui nous servent à rien. En tout cas, ce matin là je n’avais pas une telle impression. J’étais juste content de me réveiller plus tôt que la normale. La cause ? Je devais aller rencontrer une fille venue de Paris spécialement pour me voir. J’aime ce type de motivation et d’intérêt. C’est très flatteur.

D’autant plus qu’elle était au courant que mon chez moi est très minuscule et qu’on allait dormir sur le même lit étroit. Cela signifiait certainement que ça allait se terminer par un embrochement de jambes et de langues. Mais l’expérience de la vie m’a apprit que ce n’était pas forcement le cas à chaque fois. Certaines fois, on ne ressent que de l’amitié pour la personne et elle a beau mettre son visage à deux centimètres du notre avant de s’endormir, cela ne nous empêchait pas de… dormir.

Arrivé à la gare, mon bus était déjà en retard. Son train était déjà à quais depuis quelques minutes et elle m’attendait déjà devant les portes de la gare de Rouen. On dit qu’il ne faut jamais faire attendre une femme, mais en le faisant on prend déjà un ascendant psychologique sur elles. Mon temps est plus précieux que le tiens peut-être ? Qui sait. Elle était là, à m’attendre, fine au jambes longues et fines comme un mannequin de Victoria’s Secret. Une tenue très parisienne entre le vintage et le moderne. Du vintage recyclé. Elle avait de grands yeux bruns et portait un masque qui cachait son nez typiquement kabyle.

On a vite fait le tour de la ville avant de rentrer chez moi, car il faisait froid. Elle vouait dormir et moi aussi je voulais me reposer. Elle s’est mise sur le ventre, les fesses cambrées et m’a demandé de lui faire un massage. Vicieuse. Je me suis mis sur ses cuisses et commençais à lui faire son petit massage en soulevant son haut sans le retirer. Je forçai l’appui de mes mains sur son petit corps et sa peau fragile qui n’avait pas connu beaucoup d’hommes. Elle se détendait de plus en plus et je lâchais de temps à autres de petits bisous le long de son dos qui la faisait frissonner. J’ai continué à la masser en descendant le long de son dos jusqu’à ses petites fesses couvertes d’un petit shorty rose que j’ai fini par retirer pour découvrir une culotte bleue que j’ai retiré et jeté sur mon bureau. Je l’ai massé encore en embrassant ses fesses qui sentaient bon la rose et la mouille qui commençait certainement à dégouliner le long de ses cuisses.

A partir de là, je me devais de la retourner sur le dos. Elle était gênée au point de me demander de fermer les volets, ce que j’ai fais. J’y suis retourné, mon jean par terre à coté de mon pull que j’avais retiré m’avaient gêné sur mon chemin du retour au lit. Je me suis mis entre ses jambes, mon torse contre sa petite poitrine chaude. Elle a mit ses mains autour de ma tête avec une minime hésitation avant de m’embrasser pendant un long moment. Elle m’a alors fait savoir qu’elle était vierge ce qui ne me surprenait pas. J’ai tout de même réussi à me frayer un chemin le long de ses seins, de son nombril jusqu’à son con sur lequel j’ai passé un un léger et bref coup de langue.

– Non, pas de cunni, s’il te plait ! A-t-elle dit.

J’ai levé la tête vers elle, nos regards se sont croisés. Ses yeux étaient hésitants et plein d’envie et de timidité à la fois. J’ai donc laissé mon pouce gauche trainer entre ses lèvres vaginales jusqu’à toucher son clito. Elle a ouvert la bouche. Cela voulait tout dire. J’ai continué à faire le tour de l’horloge avec mon pouce sur clitoris, le regard braqué sur le sien, et l’eau a continué à couler. Je pense que ce n’était qu’une question de minutes avant que sa respiration n’accélère accompagnée d’une succession de gémissements et de petits cris qui ‘mont fait bander également. C’était ses deux premiers orgasmes venant d’un homme.

Son souffle presque coupé elle me lance un « C’est trop d’un coup » au moment où elle me voyait approcher ma tête de son con à nouveau. Je ne savais pas qu’on pouvait mourir d’une succession d’orgasmes. J’ai donc collé ma bouche à son petit con qui n’avait apparemment reçu la visite de personne auparavant. Ma bouche coincé au dessus de son clitoris comme un mini dôme. Pour en faire un jeu de mots sympa, on dira que ma langue a dominer son clitoris par la suite.

Tandis que ma bouche travaillait, ses jambes vibraient, son pou s’accélérait, ses gémissements augmentaient, ses cris s’accentuaient et sa liqueur coulait le long de ma barbe. Arrivés au quatrième orgasme, j’ai glissait tout doucement mon doigt entre ses lèvres, mon regard figé sur ses yeux. Elle s’est mordu les lèvres et mon regard a changé lorsque j’ai trouvé le chemin entrouvert jusqu’au fin fond de son jardin secret.

Gênée, elle me dira « Une fois, je suis allé trop loin… ». Sincèrement, ça ne me gênait pas. J’aime juste que les gens soient sincères avec moi. J’ai crocheté mon majeur et mon index à son vagin comme un hameçon et j’ai commencé à secouer son petit nid. Ses yeux se sont fermés, sa bouche s’est ouverte. Elle lançait de petits cris pendant que ses jambes tremblaient comme une île de l’océan indien en 2004.

Arrivés au bout du sixième orgasme, elle commençait réellement à avoir peur d’avoir une attaque. J’ai trouvé ça drôle. J’ai donc mis un caoutchouc autour de mon sexe et je me suis glissé le long de sa petite fente qui n’avait jusqu’ici reçue la visite de personne. Elle m’arrête ! Non… Attends.. Ça fait mal… attends.. J’ai collé ma bouche sur la sienne, je l’ai détachée, puis lui ai dis « Tiens la et glisse la doucement. Sois juste détendue ». Elle le fait, très doucement, hésitante. Au moment où mon gland dépassait ses deux lèvres, j’ai ressenti une chaleur humide envahir mon sexe tandis que son regard était figée, surprise de la sensation que ça fait. Je dis cela, alors que toutes les femmes, du moins en général, ont ce genre de réaction lorsqu’elles se font pénétrer.

J’y suis allé très doucement. Mes mouvements étaient fluides mais lents. La pente était glissante, ma queue faisait des glissades en aller-retour, tandis que nos lèvres s’entrelaçaient et que ses gémissements retentaient dans ma bouche. J’ai petit à petit accélérer mes va-et-vient et son rythme cardiaque s’est joint au tempo me donnant encore envie d’accélérer. Ses cris ont alors débuter et ses jambes ne pouvaient plus être contrôlées. Pour les arrêter, elle les a croisées autour de ma taille, ce qui m’a excité, assez pour me donner envie d’accélérer pour un le dernier sprint. Mes coups de reins étaient réellement rapides et sa réaction était post-extasique. J’ai fini par tout lâcher dans la capote, mes lèvres embrassant les siennes.

Elle n’en revenait pas. Je l’ai donc laissé profiter de ce moment-là, j’ai pris une bouteille d’eau, un plaid et me suis assis sur ma chaise pour jouer du piano. J’ai joué. J’ai joué encore, jusqu’à une heure tardive, tandis que ce qu’elle s’endorme sur le son de mon piano qui dégageait des airs de Nirvana. Rock’n’Hug.

Escape from Paris

Vous aussi vous pensez que certains endroits feront éternellement partie de votre vie ? Moi je pense que si. La première fois que j’ai entendu le nom « Saint-Lazare », ça sonnait comme évident, curieux et familier à la fois. Alors que je n’habitais même pas en France. Depuis, j’ai du mettre les pieds dans cette gare une bonne centaine de fois, en seulement deux ans.

Me v’la encore entrain de faire les cent pas devant l’entrée de la gare, à cour de Rome, comme si j’étais un flic en civil stressé et en planque. J’ai attendu beaucoup de personnes dans cette cour. Aujourd’hui, je dois attendre cette fille que je suis allé voir à Sartrouville, là où elle travaille, il y a de cela deux jours. La même fille qui m’avait invité à une soirée rooftop à Jussieu, il y a de cela une semaine. La soirée s’était bien déroulée, on a bu, fumer et danser à deux, collés l’un à l’autre. Elle m’a même fait un moonwalk. J’ai trouvé ça mignon. On a continué à danser jusqu’à une heure très tardive où l’alcool a fait baisser ma garde assez bas pour que mes lèvres soient très proches des siennes. Elle était tiraillée entre foncer sur moi et foncer vers la sortie la plus proche. Mais elle s’est juste résigné à me dire « écoute, c’est compliqué ». Vous la sentez aussi l’odeur de la friendzone ?

Avant cette soirée là, on ne s’était pas vus depuis quatre ans. On s’est connus il y a quatre ans, dans cette petite ville maudite nommée Tizi-Wezzu. On avait plutôt bien accroché et la dernière fois qu’on s’était vus, on s’était embrassés. Mais après, chacun de nous s’est retrouvé coincé, chacun de son côté, dans une relation foireuse -la mienne étant sûrement plus foireuse que la sienne- qui a duré tout le long de ces quatre années. Là on se retrouve, tous les deux à la sortie d’une relation qui nous a laissé des séquelles qu’on a du mal à soigner, au même moment, à Paris… Bref, quelles étaient les chances ?

Là voilà qui arrive au bord du RER E. Une ligne spéciale banlieue nord-ouest de Paris. La limite de ma Normandie chérie. Elle était tout aussi adorable qu’il y a quelques jours, avec on petit masque et ses mèches bleues qui glissaient le long de ses grosses joues d’hamster.

On s’est posé sur une terrasse qui donnait sur la cour pour deux whisky-coca qui nous ont couté la peau des fesses. Je m’en foutais un petit peu. C’était peut-être la première fois que je sentais que j’étais entrain de sortir avec quelqu’un , et ce, depuis un petit bout de temps. Cette impression venait surtout du feeling qui passait entre nous deux. C’est quelque chose qui ne se crée pas, qui ne se construit pas, qui ne s’improvise pas. C’est quelque chose qui arrive, comme ça, sans le moindre effort. Ce genre de feeling où tu es là à parler avec la personne, sans calcules, sans gênes et sans la moindre préméditation, et où tu te rend compte que ça marche bien et dans les deux sens. Pas de « blanc », pas de « vide », pas de silence gênant. C’est fluide, c’est propre, c’est réel. Tellement réel que le temps passait vite, trop vite et les trains qu’elle devait prendre pour rentrer se dépêchaient à quitter les quais, l’un après l’autre, toutes les quinze minutes.

On a payé l’addition pour se précipiter vers la gare et les quais. On l’a encore raté ce maudit train. Dans mon esprit, j’étais plutôt content « encore quelques minutes ». On est sortis de la gare et au terme des petits escaliers qui menaient à la cour, je me suis arrêté. Au moment où elle s’est arrêté pour se retourner vers moi, je l’ai chopé par les deux cols de sa veste en jean pour la coller doucement contre moi, mon front touchant le sien. Elle a sourit sans acquiescer.

– Tu vas finir par me le donner ce foutu baiser ?

Elle souriait encore, avec beaucoup de réflexions qui lui passait par la tête et qui se lisait sur son visage.

– Je ne sais pas, je suis pas très à l’aise avec cet environnement. M’a t-elle répondu. Tout en me tâtant mes pectoraux qu’elle semblait beaucoup apprécier.

– T’es dingue ou quoi ? On est là, à Saint-Lazare, au cœur de Paris, il a y des junkies, des clochards et des voyageurs hippies autour de nous, il y a même cette foutue statue de valises qui s’entassent. C’est un paysage de rêve !

Elle a hésiter deux secondes avant de fermer les yeux et se rapprocher encore plus de mes lèvres… et ça a collé !

Je crois que c’était les plus grosses et tendres lèvres que j’ai embrassé. Tellement, que j’avais du mal à situer les miennes. Mon attente était tellement lente que mon baiser était presque fougueux. Ce qui a été suivi d’un « doucement » de sa part. Quelque part, on s’en fou. On a tout de même fait vite pour ne pas qu’elle rate son train, nos masques sur nos visages, déambulant dans la gare, comme des touristes chinois. Arrivés devant le train, il nous restait cinq minutes, puis quatre, puis trois. Tout en parlant de tout et de rien, j’ai coincé mes deux index dans son masque pour le baisser, puis je l’ai encore embrassée. De manière intuitive je l’ai serrée dans mes bras, elle semblait aimer ça. Les câlins, ce n’est pas réservé à tout le monde. C’est la marque suprême de l’affection.

Les portiques commençaient à sonner, je l’ai smackée une dernière fois avant de la laisser embarquer. Après je n’ai pu m’empêcher de penser à ce qu’il va se passer. Parce que la dernière fois que je l’ai embrassée, on s’est perdus de vue pendant quatre longues années.

Amy – Part 5

Les restrictions post-COVID sont aussi efficaces qu’un contraceptif pour un stérile. Il y avait des promotions chez H&M, ce qui m’a poussé à allé y faire un tour. J’ai pris quelques bricoles qui m’intéressaient, mais il était interdit de les essayer, pour éviter la propagation du virus. Par contre, il est tout à fait permit de les prendre chez soi, les essayer chez soi, les laisser traîner chez soi, puis les rapporter au bout de quatre-vingt dix jours. C’est très très logique. Ce que j’ai fais.

Comme il fallait s’en douter, ma taille a changé depuis la dernière fois que j’ai acheté des fringues. Le lendemain, je me suis dis que j’allais me réveiller assez tôt -avant seize heures- pour les rendre. Contre toute attente, je me suis réellement levé tôt. J’ai pris mon petit dej’ puis je me suis traîné jusqu’à l’arrêt de bus pour aller en ville. Sur la route, j’avais du mal à me décider. Il était déjà midi et j’avais faim. J’aurais pu m’arrêter une station plus loin, puis prendre un autre bus pour aller manger au Holy Moly, mais je ne l’ai pas fais. Comme j’aurais pu m’arrêter une station plus loin pour prendre le métro vers H&M et échanger ce putain de t-shirt, mais je ne l’ai pas fais. Je me suis dis que Palais de Justice serait un arrêt adéquat, même si cela signifiait que je ne pourrais pas écouter ma musique sous terre.

Néanmoins, je me suis arrêté à Palais de Justice. Pourquoi ? Je ne le sais pas. Je me suis arrêté, j’ai pris les escaliers qui mènent au métro. Dans les escaliers d’en face, il y avait une fille qui descendait aussi, j’y ai à peine prêté attention. Jean baskets, cheveux longs et couleur de peau brune caramel. Je me suis dis « Ouais, elle est mignonne. On dirait… mais… mais c’est… » putain, c’était Amy !

Je ne l’avais pas revu depuis au moins une année. Je pensais qu’elle était déjà très très loin de cette ville au ciel gris. Sincèrement, je m’attendais plus à un tremblement de terre plutôt que de croiser Amy, ici. Il y avait sûrement plus de chances qu’un requin me morde la queue plutôt que de croiser Amy, ici.

Si j’avais pris le temps de tripoter mon piano avant de sortir de chez moi, j’aurais pris un autre bus, à quinze minutes d’intervalle et je l’aurais ratée. Si j’avais plus faim que la normale, j’aurais pris une autre correspondance pour aller manger au Holy Moly et je l’aurais ratée. Si le chauffeur avait conduit à une vitesse plus élevée que celle à laquelle il conduisait, je serai arrivé quelques secondes plus tôt et je l’aurais ratée. Si les feux de circulations avaient un petit retard, ne serait-ce que de cinq secondes, ça aurait retardé mon bus, je serai alors arrivé avec cinq secondes de retard et je l’aurais ratée. Si elle avait mis son masque obligatoire dans les transports publics pour empêcher la propagation du virus cinq secondes avant, je ne l’aurais jamais reconnu et je l’aurais ratée. Quelles étaient les chances ?

Toutes ces pensées ne me sont venues à l’esprit qu’une fois que je me suis arrêté, retire mon masque, mon casque, avant de lui lancer, sans hésiter, « Amy ? »…