Caramel

Tim Minchin a dit une belle phrase, une fois « Le bonheur c’est comme l’orgasme. Si t’y penses trop, tu ne le vois pas passer ».

J’ai une autre phrase pour vous « Faire l’amour est aussi instinctif que de pisser. Si t’y penses trop, tu ne vas pas y arriver ».

Fin de citation.

Ce qui est intéressant lorsque je fais l’amour avec une femme, c’est que la plupart n’ont pas eu de cunis. Les rares femmes qui ont en eu, en sortent avec une mauvaise expérience qui les rend réticentes à réessayer. Certaines pensent même être « plus vaginales que clitoridiennes ».

C’est stupide.

Le clitoris est le seul organe qui n’a pour fonction que le plaisir sexuel.

Les hommes en sont dépourvus. Pourtant tous les frustrés de la bible et du coran viendront te dire « un homme à des besoins… Les femmes sont moins à l’écoute de leurs envies… ».

Vous l’aurez deviné, aucun de ces hommes n’a fait grimper une femme au rideau dans sa vie.

Par contre, comment peut-on rater le bouton magique ? C’est quasiment la seule chose que l’on ressent lorsqu’on fait passer ses doigts le long des lèvres d’une femme. On sent sa peau douce, parfois quelques picotements dus aux poils qui repoussent, quelques courbes entre les lèvres, mais tout au sommet, il y est. Là, caché par moultes couches de peaux douces.

Il est juste en haut, merde !

C’est intéressant, car la plupart des mecs pensent que leurs quinze centimètres sont suffisants. Ils croient vraiment que ramer pendant une dizaine de minutes comme un macaque en chaleur, finir dans le préservatif comme un ado boutonneux et lâcher un « C’était bien, chérie ? » est suffisant.

Ce qui est affligeant c’est que la plupart des femmes diront que « Oui, c’était bien ». Il faut savoir que « bien » c’est insuffisant. On parle de sexe, bon sang ! On est pas entrain de parler d’une balade en bord de mer. Le sexe, s’il n’est pas explosif, si ta compagne n’est pas en manque d’adjectifs descriptifs… Bah c’était NUL.

La plupart des filles ne diront jamais la vérité. C’est d’ailleurs pour ça qu’on aime les femmes, parce qu’elles sont polies, sensibles et soucieuses de notre ego.

Ne te fies pas à la fille. Fies toi à ses cuisses. Si elles ont tremblé, c’est que c’était déjà pas mal. C’est un truc incontrôlable un clitoris, lorsqu’il est bien touché.

La première fille à qui j’ai fait l’amour -et malgré le fait que ses jambes ont pas mal vibré cette nuit là- n’a pas hésité à me dire que j’étais un mauvais coup, une fois fini. Vous croyez que ça m’a touché ? NON ! Ça m’a juste aidé à m’améliorer.

C’est en pratiquant qu’on apprend. Mais c’est surtout en étant souciant de l’autre, de ce qu’il ressent, de ce qu’on veut lui procurer. Si tout ce qui t’intéresse c’est jouir, juste mets ta main dans ton calbard et fais toi plaisir.

Mais si tu veux faire l’amour, baiser, remettre le couvert, t’envoyer en l’air, coucher, fricoter… Bah il faut savoir que ces jeux sont pour deux. Mais si tu ne penses qu’au seul plaisir de ta queue et que l’autre n’est qu’un objet à tes yeux, bah peut-être et je dis bien peut-être que t’as des instincts de violeur. Peut-être…

Quoi qu’il en soit, faire l’amour est quelque chose d’instinctif. Je ne pense pas qu’il y a ai des gens naturellement mauvais dans ce domaine. C’est souvent un manque de motivation, de désir, d’écoute de l’autre, de hips… Et de motivation encore.

Faire l’amour, le sexe, relève de l’instinct. Il fait appel à notre instinct animal. Trop penser dans ces moments là peut nous faire complètement défaut et ainsi nous retrouver avec une crevette entre les jambes, à la place de l’habituel bâton de fer. Gênant.

Je vous avoues que ça m’est déjà arrivé d’avoir la queue aussi molle qu’une caramel.

Pourtant, au départ, ça avait bien commencé. J’étais très fatigué, mais ma queue était dure à chaque baiser que j’échangeais avec cette fille. Elle était tellement jolie et avait des lèvres très douces. Chaque baiser réduisait la taille de mon caleçon d’un centimètre.

J’ai donc fini par le ôter, avant de lui ôter ses vêtements à elle.

En parfait gentlemen, je me suis mis sur mes genoux pour déguster le plat du jour, sans savoir la surprise qui m’attendais.

Je suis un homme et je sais que l’humain est soumis à certaines conditions. De ce fait, les poils ne me gênent pas, qu’ils soit sur les bras ou sur la chatte. Mais sur les jambes… Là il y a un problème.

Je n’ai aucunement envie de caresser les jambes d’une femme que je m’apprête à pénétrer et ressentir que je suis entrain de caresser mes propres jambes de loups garou. Non.

J’ai tout de même fait abstraction de ça, j’ai arrêté de les caresser et me suis dis « elle s’est certainement dis que ça n’allait pas aller plus loin ce soir, autant ne pas me raser les jambes… ».

J’ai retiré sa culotte et au moment où j’allais poser ma langue entre ses lèvres, j’ai été encore une fois surpris.

Encore une fois, Je suis un homme et je sais que l’humain est soumis à certaines conditions. De ce fait, les poils ne me gênent pas, qu’ils soit sur les bras ou sur la chatte. Mais que cette dernière dégage une odeur bizarre… Là il y a un problème.

J’ai immédiatement retiré ma langue et décidé de procéder avec mes doigts. Elle a eu un peu de plaisir pendant quelques minutes, mais elle en demandait plus.

J’ai alors pris une capote, l’ai enroulée autour de ma queue et j’ai commencé à la pénétrer très doucement, mes lèvres collées aux tiennes.

Ça s’est bien passé au départ, mais plus l’eau coulait de son entre jambe, plus l’odeur augmentait. Ça m’a BLOQUÉ !

J’ai senti ma queue flaitrir et embrasser son doux visage ne m’aidait pas. Je me suis arrêté.

Bah vous savez quoi ? Elle m’a dit « C’était bien ». C’ÉTAIT BIEN !!

Je préfère débander à cause d’une chatte qui pue, qu’avoir une chatte qui pue. Bisou.

Vous aussi ça vous arrive de jouir sur les seins d’une femme et de vous dire que ses gosses vont les téter dans quelques années ?

Confinement – Part 5

Sophia ne m’a pas laissé aller plus loin que le toucher de ses énormes tétons et la caresse des fils de sa culotte. On n’a dormi qu’au lever du soleil. Fatigués de parler, de s’embrasser sans s’embraser. Ah ! La vie et ses supplices !

On a fini par se lever en début d’après midi. Le soleil brillait. Je l’ai vu partir quand je me suis mis sur mon ordi. Je l’ai également vu revenir, une heure après, avec deux Starbucks et des cigarettes. Que demande le peuple.

On a fumé. On s’est regardé. On s’est jeté l’un sur l’autre. Je l’ai déshabillé comme si elle venait de naître. Je l’ai couchée sur le lit. Elle a amorti sa chute avec ses mains. Elle était bien positionnée pour une levrette. Mais je n’ai fait que la fesser très fort. Elle a criait d’un cri mélangeant douleur et profond plaisir. Elle m’a regardé du coin de l’œil avant d’ajouter « J’aime ça ».

Je l’ai alors couchée sur la dos. J’ai écarté ses mains comme si j’allais la crucifier et je l’ai embrassée.

J’ai ensuite commencé par mordiller et têter ses énormes seins tous blancs aux tétons roses. Elle gemissait. J’ai ensuite continué à faire ça, tout en mettant mon majeur et mon index en bas du chapeau de ses lèvres inférieures qui avait une forme triangulaire et où son clitoris était niché. C’était tout mouillé. Elle gemissait.

J’ai continué mes embrassades de ses seins jusqu’à son con, en passant par son ventre. J’ai fini par poser ma bouche sur son con et le bout de ma langue sur son clitoris. Elle gemissait.

J’ai continué ainsi, alternant ma langue, ma bouche-à coup de suçons- et mes doigts. Elle semblait contente, mais voulait plus que ça. J’ai donc retiré mon caleçon, l’ai jeté par terre. J’ai pris un préservatif, qui encore une fois, me serrait assez au niveau du tronc. Je me suis penché jusqu’à que mon visage soit à deux centimètres du sien et tout en l’embrassant, j’ai glissé ma queue au fond de son jardin secret. Elle gemissait.

J’ai fais des vas et viens, et mon esprit était plein de souvenirs, de douleurs, de pensées qui émanaient d’ailleurs. Je pensais aux appels manqués, aux messages sans réponses, au silence qui régnait entre celle que j’aime et moi. Pourquoi est-ce qu’elle ne m’écrit pas ? Pourquoi c’est cette fille et pas elle dans mon lit ?

Oui, je pensais à ça, en plein ebats. Traitez moi de gros connard, j’en ai rien à foutre. Mais je pensais à ça et à chaque pensée, mes coups s’accélèraient. A chaque pensée, mon emprise sur elle se dessinait. A chaque pensée, j’entendais mon matelas vibrer, puis bouger. A chaque pensée, je ne l’entendais plus gémir, mais crier. A chaque pensée, ma main sur son coup continuait de le serrer. Mais toutes ces pensées me rendaient agressif, mais m’empêchaient d’éjaculer.

Je me suis donc arrêté. Elle était essoufflée et moi j’étais tout trompé. Il faisait chaud et cette petite séance de sport improvisée m’a fait transpirer.

J’ai allumé une clope que je lui ai fais passer, avant de commencer à parler.

C’est là qu’elle me dit :

– T’es un putain de marteau piqueur.

À cela j’ai répondu :

– Je suis un marteau piqué au cœur.

Confinement – Part 4

J’ai parlé de Sophia dans la chronique précédente, sans avoir dit comment est-ce que cette trentenaire aux cheveux blonds a atterri dans ma vie.

Le confinement battait son plein et les jours continuaient à se ressembler. Les nuits commençaient à être plus animées. Le ciel normand était devenu clair, brillant, rayonnant. Certainement l’effet du confinement sur la pollution. J’ai pieusement souhaité un confinement éternel. Le monde méritait ça.

Moi, j’étais dans ma bulle. J’étais loin de tout et de tout le monde. Je voulais être seul, me recentrer sur moi-même.

Madeline insistait pour que je retourne chez elle. Mais on devait attendre les quinze jours de quarantaine. Mes couilles criaient « VASYYY ». Mon cerveau freinait mes ardeurs.

Tout ça parce qu’entre temps, il y a eu le fameux appel. Les dés redistribués. Les pensées mélangées. Puis le confinement commençait à peser sérieusement sur ma santé mentale. La déprime se sentait venir accompagner le doute qui premissait nos cieux.

Le soir, pour oublier ce merdier, je sortais avec mon pote et voisin, Andrew, pour fumer et se changer les idées, en bas de l’immeuble. Au milieu de la conversation, deux voisines passent et Andrew n’hésite pas à leur faire la conversation étant donné qu’ils se sont déjà parlé. Pourquoi est-ce que moi je ne les connaissais pas ? Parce que je suis quelqu’un de casanier, de solitaire, d’ivoiresque. Ma tante disait toujours « Une personne de moins dans ta vie est un problème de moins dans ta vie ». Plus le temps passe, plus je me rend compte de la sagesse de ma tante. J’espère qu’elle est encore en vie, soit dit en passant.

La conversation se passait plutôt bien, sans gêne. Du coup, je vois Andrew effectuer une bonne passe décisive où il demande à la fille si elle me connaît, car on est de la même région natale. Elle répond que non, du coup on se présente vite fait et je lui passe une clope.

Elles s’en vont rentrer et je continue à tirer sur ma clope et parler avec Andrew de tout et de rien.

En rentrant, j’étais plutôt claqué et je m’apprêtais à me mettre au lit. Mais là je reçois une invitation de message sur Facebook d’un nom que je ne connais pas. Une suite de messages qui disant :

« Coucou, c’est Sophia

Je suis tombée sur ton Facebook dans les suggestions

Je n’ai pas de clopes ce soir, est-ce que tu peux me dépanner ? »

Cela m’a semblé bizarre, mais son intérêt pour moi m’a flatté. Je lui ai répondu qu’elle pouvait passer chez moi en prendre une ou deux.

Sans grande surprise, elle a dit oui.

Je me suis vite remotivé. J’ai pris mon ballet et mon frotoir et j’ai commencé à nettoyer chez moi.

Elle a toqué à la porte, je lui ai ouvert et demandé d’entrer. Elle semblait contente, toute souriante. J’adorais son style. Sa coupe courte et sa peau blanche. On s’est assis sur mon lit et on a parlé pendant une bonne heure.

On fumait, on parlait, de tout et rien. On s’est présenté à tour de rôle, on a parlé de tout et de rien. Du pays, de l’exil, des marques de cigarettes.

La conversation a évolué et je ne sais comment, on en est arrivés à cette question :

– Qu’est-ce qui pourrait faire gagner des points à un mec qui essayes de te séduire ?

J’ai donc commencé à émettre des suppositions dont je ne me rappelle plus, mais je me rappelle de la dernière;

– Est-ce que gagnerai des points si je t’embrassais ?

– Non. A-t-elle répondu.

– Est-ce que j’aurais gagné plus de points si je t’avais embrassée directement ?

Elle a esquisser un sourire comme pour inviter ma langue à se loger dans sa gorge, ce que j’ai fait.

Confinement – Part 3

Il devait être minuit passé. Peut-être une heure du matin ? Je ne sais plus.

En tout cas, il se faisait tard.

J’étais sur mon téléphone. Je passais d’une application à une autre, cherchant quelque chose de distrayant, de frissonnant. Je n’allais pas tarder à l’avoir.

Je reçois des notifications de snaps envoyés par Athèna.

Athèna, c’est une fille superbe. Jeune, folle, sûre d’elle, quasi indestructible. Je n’ai peut-être jamais vu une fille avec si peu de failles, si peu de faiblesses, autant de détermination et si peu de laisser-aller. Elle a beau être désirable et désireuse, elle reste très difficile à séduire. Très difficile à faire craquer. Il faut se lever tôt et avoir trois queues pour réussir à la soudoyer. Et encore, cela ne suffit pas pour la garder.

Une femme. Une femme autonome. Une femme libre. J’aime ce type de femmes.

Mais cela ne suffit pas pour réussir à l’apater. On a de bons délires, on ne se juge pas, ce qui fait qu’on est amis, malgré le fait que je donnerais ma couille gauche pour avoir une demi chance avec elle.

Car, en plus de son caractère d’acier et de sa personnalité bien trempée, elle jouit d’un visage symétrique à faire fondre un glacier et d’un corps de latina à faire bander un prêtre. Autant dire que cette meuf, je la vénère.

Pour revenir à son snap, je ne m’attendais pas à grand chose. J’ai donc laissé du temps passer, tandis que je faisais autre chose. Une fois sur snapchat, je constate qu’elle a mit en ligne une story privée. Une story où l’on voit Athèna, en mini skirt, genoux pliés, la main gauche sur ses seins et les fesses entrain de twerker.

J’étais C.H.O.Q.U.É.

Mon rythme cardiaque a carrément accéléré. J’ai un petit repris mes esprits-après avoir regarder sa story dix fois d’affilé- et me suis rappelé qu’il y avait un snap d’elle qui m’attendais. J’ai vite couru l’ouvrir et c’était une video à tomber par terre. Mon cœur s’est emballé encore une fois.

J’ai repris mes esprits et lui ai envoyé une rasade de compliments aussi mouillés que mon caleçon.

Elle a répondu et elle semblait être dans un état d’esprit joueur et coquin. Jai donc suggéré, sans conviction aucune, qu’elle enlève ses mains de par dessus ses seins.

J’ai eu un vu sans réponse.

Au moment où j’ai quitté l’application, un bâton dans le caleçon et des images plein la tête, je reçois une notification de snap en rouge.

J’ai courru aussi vite qu’un chien derrière une balle perdue pour ouvrir ce fichu snap. Tout ça pour tomber sur une vidéo d’elle, les genoux pliés, de face, avec seulement un skirt et un soutif, entrain de danser. C’était beau. Magnifique. Mais tout d’un coup, ses mains s’emparent de son soutif et le font tomber, avant de s’emparer de ses petits-mais très beau-seins et jouer avec en les tâtant.

J’étais K. O.

Je ne sais même plus ce que j’ai répondu tellement m’a tête s’est perdue dans le tas. Mais ce n’est pas parti plus loin que ça. Et je n’ai pas eu droit de mater ses fesses, qui pour moi sont dans le top3 de la plus belle paire de fesses de France. Si ce n’est plus…

Au moment où je commençais à me calmer de tout ça, que mes couilles ressentaient moins de pression, que ma queue s’est nichée au fond de mes poils pubiens, je reçois un message de Sophia.

Sophia est ma voisine de 4 ans mon aîné, mais avec qui les choses ont escalade bien trop vite durant ce confinement. Quatorze heures après lui avoir parlé pour la première fois, je me suis retrouvé à la faire crier comme une folle en s’agripant à mes draps comme une rescapé de naufrage qui s’agripe à un navire de sauvetage. Bref, d’après son message, elle veut venir me voir.

S’il y a un truc que je déteste le plus, après les enfants et les mariages, c’est bien évidement dormir avec quelqu’un. Quelle horreur ! Comment est-ce que les gens peuvent supporter ça ? Il y en a même qui AIMENT ça ! Qui VEULENT ça ! Horrible.

Peut-être que je dis ça parce que ma mère symbolique avec qui je dormais étant petit m’a vite laissé tomber lorsqu’elle a dû se marier et que depuis je dors seul. Mais peut-être aussi que je dis ça parce que quand tu dors avec quelqu’un, tu ne peux pas faire l’étoile en dormant, tu ne peux pas péter, roter, ronfler, te retourner… Sans être jugé !

Sans parler de l’horrible sensation qu’on a le matin, surtout si l’un des deux se réveille en premier et que l’autre a encore sommeil, l’haleine pas très fraîche du matin… Bref, pas fan.

Mais étant donné ce qui venait de se passer avec Athèna, mes parties génitales criaient « DIS OUI !!! ». Ce que j’ai fais.

Elle est venue se poser sur mon lit, avec sa petite nuisette qui laissait transparaître ses tétons et ses jambes toutes blanches et fines. On s’est mis à fumer, allongés sur mon lit, The Weeknd jouait au fond. J’avais préparé sa Trilogy exprès. Je savais comment cette soirée allait finir et je voulais faire des vas et viens en elle au rythme des drums de The Birds Pt. 1. Tout a été bien étudié.

Elle a vite troqué sa fumette pour ma trompette et j’ai profité du joint en tirant des taffes tandis que j’avais la queue en température humide, les flasques de sa salive dégoulinant sur elle. Une taffe sur trois, j’avais des images de Athèna dans la tête et ma queue faisait un bond en avant.

La nuit s’est déroulée comme prévue, à savoir des cris, des morsures, des étranglements, des bouffages de tétons et des vas et viens puissants au rythme de Heaven or Las Vegas (Oui, les préliminaires ont duré plus longtemps que prévu).

J’ai fini par étaler ce qui devait être mes futurs enfants sur sa généreuse poitrine, avant qu’elle ne file sous la douche. Le temps qu’elle ressorte, j’avais déjà allumé mon piano et ma cigarette et je commençais à caresser les touches en reprenant des chansons que j’écoute souvent.

Elle s’est mise au lit, les volets levés laissaient transparaître la lumière du matin, pendant que, tout nu sur ma chaise, à l’aide des touches de clavier, j’allais de Damso à Ed Sheeran en passant par The Weeknd. Et elle dormait.

Vivre ou mourir

Laissez-nous vivre, au fait.

Laissez-nous goûter au charme de la vie.

Laissez-nous pouvoir sortir de chez nous, sans devoir cacher nos nez dans d’infames masques.

Laissez-nous vivre, un peu.

Laissez-nous prendre un petit café au matin levant, sur une terrasse où la serveuse, qui est une maman divorcée essayes d’arrondir ses fins de mois, vient nous servir un Lavazza serré sans sucre.

Laissez-nous vivre, avant de mourir.

Laissez-nous aller à l’école, à la fac, au travail. Laissez-nous partager de réels moments avec ceux qu’on aime, et même ceux qu’on n’aime pas. Leur parler, les serrer contre nous. Les embrasser. Cela sans se sentir coupable, ni sentir le regard accusateurs des autres nous transpercer.

Laissez-nous vivre, bordel de merde.

On ne viendra pas chercher le trône. On vous le promet. On ne vise pas les comptes en Suisse. On ne vise pas matignon. On vise le droit de sortir de chez nous à tout heure sans se faire contrôler. On vise le droit de respirer autre que sa propre haleine, sans se faire contrôler.

Je vous promet qu’on s’en fou éperdument que de posséder le ciel et les étoiles. On s’en fou royalement de posséder des biens supérieurs à nos mérites. On s’en fou complètement des propriétés annexes à la montagne ou en bord de mer. On veut juste y aller, à ce foutu bord de mer, sans se faire contrôler, sans devoir se justifier, sans avoir une boule au ventre.

Le 19 mars 2021. Cela fait maintenant une année et quatre jours depuis qu’il n’y a plus aucune humanité dans ce monde. Aucune dignité. On est cloîtres chez nous, comme des rats assiégés par des chats fantômes. On vit dans la peur d’un danger qu’on ne connaît pas. Qu’on ne voit pas, et qui d’après ceux qui y sont passés, ne représente pas un réel danger. Du moins, pas autant que celui qui nous range depuis maintenant une année.

Le danger de la soumission,de la bassaisse, du mépris, de la conformité et de la dictature. Il n’y a aucune dignité à vivre une vie pareille. Je l’offre à celui qui est prêt à l’acheter. Deux cacahuètes et un élastiques sont ce que j’y réclame en retour.

Les arabes disent : Fais-moi vivre aujourd’hui et tues moi demain.

Moi, je dis Laissez-nous vivre et mourir. La mort est inévitable, autant vivre.

Kim

Petite sirène, dis moi que tu m’aime.

C’est beau l’amour, franchement. Aimer quelqu’un, avoir confiance en ce fils de pute ou cette pute. D’ailleurs pourquoi l’insulte va toujours vers la femelle ? Genre il n’y a pas de pute masculin ? On ne peut pas traiter un mec de pute ? Obligés de passer par sa mère ? Elle n’est pas responsable. Enfin, je pense.

Mais c’est beau l’amour. Genre, qui n’aime pas les crises de jalousies ? C’est beau, non ? Qui n’aime pas vivre dans le doute constant ? Douter de soi, douter de l’autre ? Qui n’aime pas les disputes ? Vous savez, pour une affaire de plat pas fini, ça peut aller très loin, jusqu’à remettre en cause ton éducation. Bref. C’est beau l’amour je vous dis.

Je pense être nostalgique de ce sentiment d’emprise qu’on ressent lorsqu’on est sous le charme de quelqu’un. Ce sentiment qui titille les aisselles de notre instinct masochiste. Je suis nostalgique de la sensation d’être sur le point de dormir, le cœur plein d’espoirs, à penser à la personne qui le fait tambouriner. Au lieu de ça, je vide mes couilles sur des Onlyfans gratuits et je m’endors affalé comme un mort.

En vrai, je me fou sacrément de votre gueule. Rien de tout ça ne me manque. Je l’ai su. Je l’ai su lorsque j’avais fini de sucer son beau clito tout rose et que j’avais finis de faire des aller-retours interminables dans les affres de son intimité avec mon petit drapeau bien dressé, les mains retenant ses genoux collés à ses oreilles. Elle était magnifique.

Elle était magnifique. Pleine de charme. Drôle. Je l’appelait Kim. Ce n’était pas son nom. Mais ai lit, lorsqu’elle était dans tous ses états, lorsqu’elle était ELLE-MÊME, lorsqu’il n’y avait ni eye liner, ni mascara qui tenait son visage, lorsque je la fixait dans les yeux, mon front collé au sien, elle ressemblait à une jeune et plus belle Kim Kardashian. Des traits plus fins que ceux de la cougar d’Hollywood. Des lèvres toutes aussi volumineuses, mais totalement naturelles.

Elles avaient le même teint. Elles avaient le même corps. Une poitrine plutôt petite. Un ventre plat. Des fesses et des cuisses bien formées. Le rêve. The American Dream. Plutôt le rêve algérois. Car, oui, elle était algéroise. Elle était donc vierge.

Mon dieu qu’elle sursautait dès que mes doigts s’approchant un peu trop de son trou magique qui n’avait -apparement- reçu la visite de personne jusqu’ici. Elle ne voulait même pas que je titille son clitoris de l’intérieur. Je l’ai donc broutée. Toute la nuit. J’ai passé ma langue dessus, de haut en bas, comme un félin léchant ses plaies (oui, c’est très freudien). Elle sentait merveilleusement bon. Divin. Comme si les dieux me récompensaient de ma mésaventure d’hier.

On a retourné le lit dans tous les sens. A moins que ce soit nous deux qui sommes retournés dans tous les sens. Elle a eu son premier orgasme. Ma bite n’avait pourtant toujours pas le droit de pénétrer son jardin secret. Une heure après, plusieurs positions après, elle a eu son deuxième, alors que sa tête était de l’autre bout du lit. J’ai décidé de lâcher prise lorsqu’elle a commencé à passer sa langue autour de ma queue, tandis que celle-ci était coincée dans sa bouche. Je lui caressait les fesses, car il fallait bien que quelqu’un le fasse.

Je n’ai tout de même pas réussis à jouir. Je n’y arrive que quand je suis au cœur de l’action. Mais je ne pouvais malheureusement pas aller plus loin.

On a dormis. J’avais les couilles aussi pleine que la lune ce soir là.

Au matin, j’ai été réveillé par une douce odeur de nourriture. Elle a m’avait concocter un breakfast salé spécial Turquie. Elle a accompagné ça avec mon café habituel, celui sans lequel je ne suis pas opérationnel. Il était plutôt réussi. J’ai dégusté sa nourriture et je l’ai autant apprécié que lorsque j’ai dégusté son entre jambe, la veille.

On a discuté, j’ai fais le gamin, elle a rigolé. J’ai continué mes remarques sarcastiques, narcissiques et autoderisoires. Elle a continué à afficher son beau sourire. Ça a fini par ses fesses la table, mes mains dans sa culotte et ma bouche dans la sienne.

Comme quoi, le faire toute la nuit n’avait pas suffit. Petit Satanas réclame son dû.h

J’ai pris soin d’écarter sa culotte, j’ai dégusté son abricot encore une fois. Il était tout aussi bon que son plat. Elle a mit ses mains dans mes cheveux. J’ai lécher avec le bout de la langue. Elle a tiré sur mes cheveux. J’ai chopé ses cuisses, j’ai fermé ma bouche sur les extrémités de son con. J’ai frétiller de la langue, à son plus grand bonheur.

Je l’ai jeté sur le lit. On était tous les deux nus. Je me dressait entre ses jambes. Ma bouche dans la sienne. Ma queue scratchée par ses poils pubiens qui repoussaient. J’avais envie de la pénétrer.

Vilaine qu’elle est. Elle a saisi une crème hidratznte, l’a étalée sur ses mains. S’est mit la main dans le cul et l’a étalée tout autour de sa zone charnue. J’ai fais pareil. Mais moi c’était sur ma queue et non pas sur mon cul.

J’ai soulevé ses jambes, ses genoux touchant ses oreilles, mon visage collé au sien. Elle s’est saisi de ma queue, l’a glissé doucement entre ses fesses et j’ai senti ma bite resserrée par un ensemble de peau, de douceur et de chaleur. Ça a glissé plutôt fluidement. Mais je savais que je n’étais pas au ski et que je ne devais pas faire des vas et viens dignes d’un bledards algérien.

J’y allais très doucement, pour éviter le moindre accident. Son cul était bien trop beau pour être démonté. Je l’embrassais tout en laissant ma vite venir en elle, puis s’en aller. Ce n’était pas ce que j’espérais, mais cela restait un acte d’intimité. Cette pensée m’a traversé pendant que je l’embrassais et cela m’a permit de jouir en elle comme un gros bébé. Elle était magnifique.

Elle était magnifique, pourtant je ne ressentais pas cette envie, ce besoin de m’aggriper à elle comme si ma vie en dépendait. Je sentais, au plus profond de moi, que ça allait bien se passer et bien se terminer. Qu’on n’était que deux âmes de passage dans la vie de l’autre. Elle le sentait très bien elle aussi. J’en étais content. Parfois on est sur la même longueur d’ondes avec des personnes et c’est rafraîchissant.

Donc, non, l’amour ne me manque pas tant que ça. Et vous ?

Self-love? Very tough.

Il est réellement difficile de savoir ce que l’on vaut, tant que notre valeur dépend souvent de l’enfant mit au monde par la fusion du regard des autres et de la sagesse de notre narcissisme.

Vous pouvez être sûrs d’être le meilleur écrivain du monde, ou encore, le plus grand joueur de football au monde, ou encore le plus intelligent de la pièce. Peut-être que vous l’êtes réellement, mais si les autres ne sont pas d’accord avec cela, l’êtes vous vraiment ? Qui pourrait décréter cela ?

Notre valeur est aussi variable que l’amitié.

Et lorsqu’une personne mal intentionnée, assoiffée de narcissisme et d’avidité se retrouve sur le chemin d’une personne qui doute de sa valeur, cela pourrait être dévastateur.

On peut beaucoup céder de nous-mêmes lorsqu’on aime. On peut donner plus que ce qu’il en faut, plus que ce que l’on a. On peut aller au-delà de ce que la dignité peut concéder. On peut se mettre à nu, sans se déshabiller. On peut avoir le cœur qui s’arrête, sans en mourir. On peut donner jusqu’au dernier centime dispo’ dans notre compte et avoir la sensation d’avoir reçu tout ce que le monde a à nous offrir.

Mais entre l’amour et l’emprise, il n’y a parfois aucune différence, ou presque. Je crois que la différence se trouve dans l’intention du plus aimé des deux. Mais on est trop orgueilleux, on se croit dignes d’être aimés. On n’a pas envie de croire que la personne qu’on aime ne nous aime pas autant qu’on le voudrait, alors on s’obstine et on courbe ENCORE UNE FOIS l’échine.

Un jour vient, où l’on se réveille. On se reçoit une claque universelle. Multidimensionnelle. Lunaire. Inattendue. Saisissante. Pour la plupart, cette claque arrive lorsqu’ils se réveillent nus, les poings attachés, le cul recouvert de sperle séché et un petit mot sur la table de chevet « C’était sympa. A la prochaine ». A ce moment là, on se rend compte qu’on a été utilisé, usé et abusé.

Mais pour ma part, cette claque à été mes proches.

Lorsqu’on arrive à ne plus supporter la douleur, la douleur qui émane de nous-mêmes, de notre tête. Lorsque notre tête est aussi colonisée par des pensées toxiques que l’est la Palestine, on a envie que cela s’arrête. Que notre tête s’arrête. Que notre vie s’arrête. Tout pour que cela s’arrête. Tout pour reprendre un semblant de contrôle, d’indépendance.

Mais dans ces moments pleins de douleurs, d’incertitudes, de peine atroce et déchirante, une lumière surgit. Mais il faut avoir les yeux bien ouverts pour la voir. Car cette lumière ne vient pas de la personne sur laquelle on est totalement focalisés. Cette lueur émane de ceux qui nous aiment, ceux qui nous ont toujours aimé. Des personnes qui nous ont jamais aimé parce qu’on été beaux, bien habillés, riches, intelligents… Ils nous ont aimé sans conditions.

C’est ce qui a fait, qu’au beau milieu de conversations où je me sentais aussi mal qu’un chien abandonné par son maître, mais que je le cachais pour que la personne d’en face ne s’en fasse pas, que je me suis rendu compte que j’étais aimé. Cela s’est répété encore et encore, avec d’autres personnes. Jusqu’à me sentir aimé. Pas comme je le souhaitais, non. Mais j’étais aimé. Platoniquement. Amicalement. Famillialemet. C’était suffisant.

Comment résister à cela ? Comment tourner le dos à ces personnes ? Comment être aussi égoïste pour les laisser tomber ? Comment être aussi idiot pour laisser tomber l’idée de les rendre fiers, de les rendre heureux de nous voir heureux ? Comment laisser une personne nous éloigner de toutes ces personnes ?

Personne n’est irremplaçable, car personne n’en vaut la peine. Personne n’en vaut le sacrifice. Personne ne doit être considéré comme priorité.

L’étranger,

L’étranger. Je ne parle de celui d’Albert Camus. Je ne l’ai même pas lu, tiens. Pourquoi ? Certainement parce que toute personne qui cherche à se cultiver, ou du moins à démontrer aux autres qu’elle cherche à se cultiver, prend ce livre, le lit, puis vient nous bassiner avec des citations tirées de ce bouquin. Aller, laboure ta grand mère dans une grotte à peine éclairée et laisse Albert reposer en paix.

L’étranger, c’est quelqu’un qu’on connaît, désormais. C’est parfois un éboueur, parfois un PDG. Parfois un serveur, parfois un ouvrier. Parfois un livreur, parfois un boulanger. L’étranger vit dans la peur. La peur d’être rejeté par sa nouvelle société. La peur d’être oublié par la société qui l’a vu prospérer.

L’étranger est d’abord étranger à lui-même. Tiraillé entre ce qu’il veut être et ce qu’il est. Entre ce qu’il aspire à devenir et ce qui fait sa personnalité. A-t-il une personnalité ? Selon Marine LePen- que Satan lui brûle les tétons- il n’en a pas. Il est là pour piller, souiller et violer.

L’étranger, parfois, dort sans avoir pu manger. L’étranger, parfois, n’arrive pas à dormir. L’étranger, d’autres fois, n’a pas où dormir.

L’étranger, lorsqu’il arrive à trouver à manger, lorsqu’il arrive à trouver où dormir et lorsqu’il arrive enfin à dormir, fait des rêves où il est adopté par sa nouvelle société. Élevé au rang d’humain. Aimé par ceux qui le craignent et ceux qu’il craint.

L’étranger, d’autres fois, après avoir trouver à manger, trouver où dormir et réussi à dormir, fait des cauchemars. Des cauchemars où ceux qu’il a aimé, ceux qui partagent le même sang que lui, meurent. Ils meurent sans qu’ils puissent les voir, les en empêcher, ni même mourir avec eux. Il sursaute, dans des draps trempées par sa sueur, comme si une femme fontaine venait d’y ejaculer.

L’étranger s’allume alors une cigarette, les yeux éclatants de luminosité, comme si les larmes s’y étaient éjourné sans s’en échapper, en pensant aux heures qu’il lui reste pour s’endormir avant d’aller charbonner dans un boulot où il est accusé d’avoir voler le poste à quelqu’un qui l’avait plus mérité, simplement parce que cette personne est native, contrairement à l’étranger.

L’étranger s’endort alors, la main sur le cœur, essayant de se faire pardonner d’avoir abandonner ceux qu’il aime, ou du moins, ceux qu’il a jadis tant aimé et qu’il ne reverra peut-être plus jamais.

Prenez mon argent

Connaissez-vous le doux froid de Normandie ?

Je ne vous mens pas en disant qu’il est doux. Le matin frais, où tu ressens l’appel du café, où le soleil se fait tout discret, où ton souffle prend vie et où la brume vient lécher la fenêtre du bus.

Je ne vais pas faire le poète. La phrase de la brume léchant la fenêtre est une phrase que j’ai empruntée à un SDF que j’ai entendu parler dans les rues de Rouen, à trois heure du matin, avec un autre SDF, les deux complètement bourrés. Il lui a sorti une phrase pareille en pleine conversation. J’étais abasourdi.

La pauvreté. Du moins, économique.

Je ne peux pas m’empêcher de constater que plus l’homme acquiert des savoirs scientifiques, technologiques et économiques importants, plus il fait des actes qui battent des records de stupidité. Emil Cioran disait « plus l’homme acquiert de la puissance, plus il devient vulnérable ».

Ça avait commencé par ces conneries de chirurgies esthétiques. Ne me méprenez pas. Je n’ai rien contre les gens qui font de la chirurgie esthétique, lorsqu’elle est nécessaire du moins. Mais les vieilles putes qui se font gonfler les lèvres comme si elles venaient de sucer un frelon, franchement non merci. Les petites putes de Chatelet-Dubai qui se font poser un fessier d’hippopotame à la place de leur fessier plat, franchement non merci. Les planches à voile complexées qui se font poser des ballons de foot mal formés à la place de leur ooitrine, franchement non merci. Bordel de dieu de merde, téter le sein reste l’un des premiers rapports intimes qu’un gosse expérimente. Je veux dire, ton gosse va quand même s’agripper comme un morpion à ça pendant des années hein ! Enfin merde, je dis des conneries. Vous êtes trop aigries pour donner la vie de toute façon.

Après, dans la semaine, j’ai vu un rappeur se faire poser un caillou en diamant de vingt-trois millions de dollars sur son front comme étant un piercing. Un diamant de forme isocèle, rose et brillant. Ça avait tout d’un vagin. Mais ne comptez pas sur moi pour lécher ça.

Puis, ce matin, France culture nous fait le portrait du premier transsexuel enceint. Oui, pour une fois, je n’ai pas fait de faute d’orthographe. C’est bien écrit enceint. En gros, c’est un mec, tout chétif, mais avec un gros bide. Sauf que son bide n’est pas dû à un excès de bibine. Perso, j’en ai rien à foutre que tu te fasse ça. Mais reste qu’il faut être sacrément perché pour le faire.

Bref, je ne suis pas là pour juger -enfin si, un peu beaucoup quand même. Je vais juste vous donner mon ressenti.

J’ai férocement peur de l’argent, de la richesse. Dans tous les scénarios de ma vie, je ne me suis jamais imaginé riche. Puis de ma vie, je n’ai jamais été riche. Riche fait uniquement référence à l’argent. Car riche, je l’ai été de bien des manières. D’ailleurs, je me dis souvent que si j’avais eu assez d’argent pour vivre sans travailler, j’aurais peut-être eu un excès de flemmardise -plus que je ne le suis déjà. Mais je n’aurais pas été aussi déterminé, aussi amoureux de l’art, aussi proche et compatissant des gens, aussi proche de mes proches.

On sous-estime beaucoup l’apport positif de la pauvreté. Ça nous motive plus. Ça nous perverti moins. Ça coupe court aux envies folles, sado masochistes, pédocriminelles. Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas de pédophiles pauvres. Il y en a sûrement beaucoup trop (en soit, UN pédophile c’est déjà beaucoup trop). Je dis juste que ces pédophiles pauvres sont malades mentalement, ils ne font pas ça par excès de pouvoir, parce que le sexe ne les excite plus. Ils ne font pas ça non plus en réunion, avec du Bach en trente-trois tours et une coupe de champagne à la main.

Oui, je parle de toi, Jack Lang.

Bref, soyez dignes ou niquez vos mères. (mais réellement, si vous n’êtes pas dignes, autant niquer votre mère. Bref, bisou. Ciao bello)

Bref, soyez dignes ou niquez vos mères. (mais réellement, si vous n’êtes pas dignes, autant niquer votre mère. Bref, bisou. Ciao bello)

Raf

Cela fait quelques heures, quelques jours, quelques nuits que je suis ici. Je fais tout, je fais rien. Je fuis quelque chose qui me rattrape. Du moins, j’essaye de fuir quelque chose, qui apparement est ancrée en moi.

J’ai commencé par essayer de parler à des gens. Mais ces derniers sont lassants, vides, ennuyants. Ils ne m’apportent pas de sourire sur mon visage, ni de chaleur dans mon cœur.

J’ai alors regardé un film, puis un autre, puis encore un autre. Ça a coupé mon envie de la vie. Tous les films que je regardent dernièrement sont apocalyptiques. Comme une envie de disparaître.

Rien n’a changé.

J’ai alors joué de la musique. Mon remède de toujours. Ma tendre moitié. Mon échappatoire. Mon souffre douleur. Ma raison du bonheur. Ma libilule. Cela n’a servi à rien. Je me suis senti encore plus mal après. J’ai l’impression d’être le dernier des tocards. Ma musique est aussi bonne à écouter que le cri d’un babouin qui se serait prit la queue dans une porte.

Je n’ai pu soigner mon malheur dans le virtuel, ni dans le réel. Ni auprès des gens que je connais, ni auprès des gens que j’aime à la folie. Ou sont mes amis ? Je n’en ai aucune idée. Comment est-ce que j’ai pu me retrouver aussi loi d’eux ? Comment ont-ils fait pour tous m’oublier ?

J’ai l’impression de pouvoir mourir demain, sans esquisser la moindre émotion chez eux. Ils pleureraient peut-être, au début, mais ils finiront par m’oublier au bout de quelques jours.

Après tout, cela fait longtemps que je ne suis plus réellement là.

Aucun bonheur. Aucune excitation. Aucun moteur. Est-ce une damnation ?

Alors j’écris. J’écris en me disant que ces mots seraient peut-être retrouvés un jour. Quelqu’un les lira, en se sentant mal, mais pensera qu’il n’est pas seul. Parce qu’un vieux con comme moi est bien plus mal que lui ou elle. Alors il ou elle se sentira mieux.

J’écris, car rien d’autre ne me vient à l’esprit. J’écris car je n’ai pas d’autres choix. Cela fait deux heures que je suis en plein débat avec moi-même pour savoir si je dois me vider de mon sang ou écrire. J’ai donc écris.

Mais rien ne garantis que je n’irai pas me vider de mon sang après.