Gauche, gauche, droite.

Hallucinant. Tout ce qui se passe autour de nous, tandis qu’on est plongés dans nos téléphones, à répondre à des messages qui nous semblent importants, mais qui dans quelques années nous n’en aurons plus l’ombre d’un souvenir.

Pendant ce moment-là, les télévisions essayent de nous vendre des élus. Ils essayent de nous glissée des idées sous la cervelle, de nous programmer à avoir une telle réflexion, puis un tel comportement. Mais il n’est plus bon de dire que « tout est programmé ». Sinon, t’es catalogué. Complotiste. Terroriste de la pensée (unique). Il faut laisser les gueux nager dans leurs mirages.

Alors, je me tais. Mais, mes origines berbères qui traînent des générations d’idéologies anti-conformistes ne peuvent me laisser de marbre. Alors je fini par donner mon avis, quite à ce que je sois haïs, bannis.

Puis, les fantômes télévisés continuent à nous souffler des idées. À nous dire quoi penser. Pour qui voter. A ce qu’il paraît -un peu comme tous les 80 ans- c’est la bonne époque pour être de droite.

La droite prend de l’ampleur. Les gens ont la haine qui dépensent leurs pensées et devient actes.

J’aimerai dire à mes amis, tous de gauche, que c’est leur faute.

On ne peut pas faire de la merde comme plat, dans son resto, et se plaindre que les gens aillent chez la concurrence.

Les idées idéalistes de gauche se meurent. Car comme dit précédemment, elles sont idéalistes. Donc, pas réalistes.

Puis, elles sont très superficielles. Elles s’attaquent aux problèmes que sur la surface.

Il y a eu, en France, la création d’un ministère des droits des femmes, ou égalité entre hommes et femmes. Peu importe. Ce ministère existe. Bien sûr, il est aussi efficace que le ministère des moudjahidin en Algérie.

Dernier exemple en date, la ministre (que je ne vais pas citer) responsable de ce ministère a eu comme brillante idée, dans une démarche purement ingénieuse, dans la lutte contre les violences faites aux femmes, d’inviter des influenceuses d’instagram dans son palais, pour parler des violences faites aux femmes.

C’est comparable à un ministère des chats, qui inviterait des chats d’intérieur, à une soirée chez lui, afin de discuter de pourquoi il y a des chats qui finissent écrasés par le pneu de voiture sur lequel ils ont passé la nuit.

Ça n’a pas de sens.

Le tout, en limousine, arrosées de champagne et de musique bruyante et affreuse (sûrement du NAPS).

Je veux dire, l’intention y est. Mais l’exécution ? Le plan ? Les acteurs ?

Pendant ce temps, une fille, peu importe son degré de beauté ou de vêtements portés, ne peut pas sortir à Paris ou Marseille sans se faire interpellée, harcelée ou agressée.

Encore une fois, on prend le problème par le mauvais bout. On traite le côté superficiel de la chose.

Si demain, le premier agresseur sexuel sur une femme se faisait couper une couille, comme châtiment. Croyez-vous que d’autres hommes oseront refaire cette bêtise ?

Si demain, un gars qui décide de taper une femme, pour n’importe quelle raison, se faisait couper la main, comme châtiment. Pensez-vous que d’autres hommes oseront lever la main sur une femme ?

Personnellement, j’en doute.

Mais encore une fois, les bien-penseurs vont dire que c’est trop radical comme solution.

Plus de cent feminicides chaque année n’est peut-être pas radical comme problème?

Mais c’est là que la gauche qui veut satisfaire tout le monde intervient pour nous dire qu’il faudrait des peines de prison plus lourdes… Certes, mais même de longues années à l’ombre ne vont pas recadrer un homme violent. Par contre, tu lui coupe une main… Il serait, comme dirait, obligé de se recadré.

Mais bon, c’est pour ça aussi qu’on aime la gauche. Parce qu’elle représente notre côté idéaliste. Notre côté enfantin. Pur. Fragile. Mais peut-être trop fragile…

Parce que tout vent qui souffle vient leur souffler de nouvelles idées.

Ils ont fini de faire la morale à tout le monde sur comment porter son masque, comment se tenir loin des autres, comment se laver les mains avec du gel qui pue affreusement… Maintenant ils vont s’attaquer au climat.

Ces bobos veulent sauver la planète, qui est là depuis quatre mile milliards d’années, avec un sandwich végétarien et un vélo commandé sur Amazon.

Le même Amazon détenu par Bezos, qui s’amuse à faire des aller-retours en fusée dans l’espace. Tandis que le vegan croit sauver quelque chose en se tuant à pédaler sur son vélo.

Quand tu fais des p’tits constats comme ceux-là, tu te dis que c’est logique que des gens soient à droite maintenant.

Mais quand tu écoute ce que la droite a à offrir comme idées, tu te dis que c’est logique que ce soit ni la droite, ni la gauche qui se retrouvent au trône. C’est toujours un hybrid de ces deux là.

Un hybrid qui fait danser le peuple sur les deux pieds. Tantôt à droite, tantôt à gauche… Droite… Gauche… Gauche, gauche, droite.

Une année offerte

Commençons.

On est déjà en fin d’année. Je ne parle pas de 2020, mais bien de 2021 !

Je ne pense pas être le seul qui a été surpris par le fast-forward du temps ces derniers mois. Je crois qu’on vient de perdre deux années de notre vie qu’on ne récupérera jamais !

Perso, je m’en fou. Du temps, j’en ai déjà perdu bien plus encore. Sur 25 ans vécues en Algérie, crois moi que t’as un p’tit pourcentage d’années perdues quand même.

Puis, comme à chaque nouvelle année, je m’abstiens de prendre la moindre résolution. Je n’aime pas ce concept. Vous croyez que la vie est au courant qu’on l’a découpée en petits morceaux de temps ? J’en doute fortement.

La vie suit son cours, puis basta.

C’est stupide de croire que des chiffres déterminent une vie -sauf si vous êtes banquiers.

Donc, non, pas de résolutions. J’emmerde les résolutions. Je ne vais rien changer à ma misérable petite vie, ni à ma chienne de personnalité, ni à mes fréquentations emmerdeuses, ni à mes relations foireuses, ni à mon hygiène douteuse. Tout est parfait.

La perfection réside dans les détails qui foirent.

Si je devais « m’améliorer », en devenant un gars stable, qui dort tôt, se lève tôt, ne fume pas, ne jure pas, ne s’énerve pas, souris plus souvent, entre en contact facilement avec les gens, se maintiens et se stabilise dans la même relation monotone et chiante à mourir, fait gaffe à son argent et le dépense sagement… Je crois que je sauterai, dès pierres plein les poches, depuis le pont Corneille.

Je n’ai rien contre les personnes qui sont ainsi. Si ce n’est le fait que l’histoire nous apprend que, une fois sur quatre, ce type de mecs se lèvent un matin et, sous la pression ardente de leur vie chiante à mourir, décident de zigouiller toute leur famille. Comme ça, sans prévenir. Dupont de Ligonnès style!

Donc, non. Cette vie ne m’enchante pas. Je préfère encore faire l’amour avec mes démons. Même si chaque pénétration me découpe une bonne partie de mon âme déjà au abords de la moisissure.

Je préfère souffrir le martyr, dans des relations toxiques et sans lendemain. Me perdre et même perdre le nom de certaines d’entre elles, parmi d’autres. Je préfère cela, plutôt que de me scier les testicules et les offrir à quelqu’un en guise de bonne foi, mais les récupérer six ans après, compléments écrasées et aséchées.

Je préfère continuer à parler à la lune, pendant que le monde entier roupille. Jouir de la magnifique mélodie que le silence de la nuit tend à jouer. La nuit n’est pas faite pour dormir. Je suis persuadé que l’humain s’est trompé.

Je préfère continuer à me terrer dans mon antre. Je n’aime pas me mélanger. Je n’aime pas rencontrer de nouvelles personnes. Chaque nouvelle personne que tu fais rentrer dans ta vie est synonyme de temps à donner, de problèmes à gérer, de sacrifices à faire et qui t’éloignent de la ligne que tu t’es tracé.

Pour reprendre les dires de ma chère tante -qui me manque tant : « Si tu peux ôter une personne de ta vie, n’hésite pas ». Que cette reine soit bénie.

Je préfère rester de marbre. Je ne m’excite pour la victoire d’ aucune sélection nationale. Je ne me sens appartenir à aucune communauté, ni pays, ni religion. Je suis un agent libre de la société. Je reste de marbre lorsque tout le monde s’emporte. Les dès sont jetés, mais les résultats sont truqués. Dans tous les domaines, tout est acté en interne.

Je parle de ça, alors qu’il y a des gens qui se sont empressés d’aller voir Spiderman au ciné. 15 euros et 50 centimes la place. Ils entrent excités, certains y entrent déguisés.

On parle bien sûr de Spiderman, un personnage fictif. Qui n’existe nul part ailleurs que dans des écrans étrangers des BD.

Puis ils en ressortent, excités. Ils veulent raconter la fin du film à tout le monde. Comme si on ne savait pas déjà que Spiderman allait juste battre le « méchant », comme à chaque reprise.

Les gens sont si prévisibles.

Alors voilà, 2021 ou 2022, c’est absolument la même chose. La putain de sa mère en slip. Rien ne va changer. A part le fait qu’on va tous vieillir un p’tit coup. Certains n’atteindront même pas 2023. Puis on encore perdre des « privilèges ». Si tout se passe bien, on perdra quelques mois à être confinés encore.

On comptera les jours, encore.

J’aurais aimé que l’anarchie s’installe. Que les jours de repos de chacun soient complètement différents et aléatoires. L’élément de surprise. Celui qui viendrait casser cette routine infernale que le capitalisme nous impose.

Mais je ne vais pas me lancer et cracher à la gueule des gueux pour leur soumission absolue lors de cette année 2021. C’était d’un ridicule… Je ne pensais pas que les gens étaient si facilement manipulables, si lâchement attachés à des « principes » qu’eux seuls considèrent comme tel. Au point d’offrir son cul au bois de Boulogne pour le « privilège » de prendre une bière en terrasse. Bravo les gueux.

J’en parlerai dans quelques jours.

Mais bon. Ce qu’il y a à retenir de ma diarrhée verbale que vous venez de lire, c’est que mes résolutions sont de ne pas avoir de résolutions. Et d’essayer, du mieux que je peux, de rester aussi (Im)parfait que je le suis déjà.

Molina

Je suis particulièrement déçu, encore une fois, par la race humaine.

En fin de semaine dernière, un journaliste d’investigation -qui d’ailleurs fait très bien son travail- avait révélé, dans un Space réunissant plus de soixante mile personnes, des faits plus que graves se déroulant dans le monde du sport et du football plus particulièrement.

Parmi les faits les plus marquants, l’abus de plus de 400 joueurs professionnels, lorsque ceux-ci étaient jeunes, par des educateurd, des entraîneurs, des dirigeants ou même des coéquipiers.

A vomir.

Mais cela ne m’avait pas choqué plus que ce qu’il fallait. Pire encore, c’est comme si je m’y attendais. Comme si je l’attendais, cette confirmation.

Les abus sexuels sur mineurs sont la pire chose qui puisse arriver à une personne ou qu’une personne puisse faire. Je viens d’un endroit où ces actes sont parfois banalisés. J’y ai été confronté et avec le recul, je me dis parfois que c’était peut-être juste le fruit de mon imagination.

Au collège, j’étais le plus jeune de ma classe. Ce qui faisait que tous mes amis étaient plus âgés que moi. Et au collège, un an de différence d’âge peut être très remarquable.

Mes amis commençaient tous a fumer, les uns après les autres. Ils commençaient même à fumer du shit. Ils se faisaient approvisionner par un homme, dans la trentaine, qui était connu dans toute la ville comme un gars hyper cool et gentil.

Mes amis traînaient parfois avec ce gars, et vu que moi je ne fumais pas, je n’y allais tout simplement pas.

Mais des échos me revenaient. Une rumeur dans notre groupe circulait comme quoi cet homme aimait se la prendre dans la pastille.

Quand on est pré-oubaire, on a tendance à fantasmer et inventer des histoires. Donc je n’y ai pas prêté attention.

Un jour, on a séché les cours et on est allé se perdre dans une forêt où cet homme avait l’habitude de se poser.

Il était fidèle à sa réputation. Gentil, cool et drôle. Il donnait des conseils à mes potes concernant les femmes, l’amour, le sexe. Il nous a parlé de sa crush à qui il aimerait bien lécher les pieds. Le tout en roulant des spliff.

Jusque là, rien d’anormal.

Puis il s’est un peu éclipsé avec deux autres amis à moi. Je n’y ai pas prêté attention. Mais ceux qui étaient restés commençaient à faire des blagues et des insinuations. J’ai tiqué et je me suis éloigné pour aller voir ce que cet homme et les deux autres faisaient.

Caché derrière des buissons, je me suis retrouvé, la bouche bée devant une scène qui m’a marqué; un homme de plus de trente ans gobant la bite d’un adolescent à épine pubaire, tandis qu’un autre ado le prenait très maladroitement en levrette.

J’écris ses lignes, l’image en tête et la gerbe dans la bouche.

Je ne sais pas si j’étais choqué et scotché ou si c’était ma curiosité d’adolescent, mais je les observés deux à trois minutes. Peut-être que c’était pour me rassurer de ce que je voyais.

J’ai été choqué.

Mais je l’ai été encore plus lorsque les trois sont revenus se joindre au groupe. J’avais alors découvert que TOUS LES MEMBRES DU GROUPE -excepté moi- avaient enculé ce gars.

Pire encore, il commençait à me dire des choses comme « toi t’es encore jeune… Dans un an ou deux tu seras assez mûr pour que je te suce… ».

LA GERBE.

Je n’étais qu’un ado boutonneux que la puberté frappait de plein fouet et qui avait plus de chances de se faire écraser par un bus que d’embrasser une fille, mais JAMAIS j’aurais accepté ce qu’il proposait aux autres.

J’ai esquivé vite fait et depuis j’ai complètement évité de rester avec mon groupe d’amis lorsqu’ils allaient voir ce mec.

Peut-être que le pire, au-delà de l’innocence perdue de ces gars, qui ont tous eu une scolarité catastrophique par la suite et dont certains sont même passés par la case prison, le fait qu’ils aient fait ça SANS LA MOINDRE PROTECTION, ça me glaçait déjà à l’époque et encore plus aujourd’hui.

Ils auraient pu tous choper la sida, ces fils de putes.

Mais je crois que cet épisode a été le premier point qui m’a fait perdre mon innocence et qui m’a vraiment ouvert les yeux sur les détournements de mineurs, le viol et la pédophilie.

Certains iront même à dire que ce n’est pas si grave car « au moins, c’est eux qui ont pénétrer… Et ce n’est pas eux qui se sont fait pénétrés… » mais j’en ai rien à foutre !

Aucun adolescent ne devrait partager des expériences pareilles avec des adultes !!

Personnellement, ce que j’en retiens c’est qu’il y a une réelle corrélation entre ce qui s’est passé cette année-là, dans ces bois, et la suite de la vie de chacun de ces enfants. Tous ceux qui ont mit le doigt dans le trou n’ont jamais fini le collège. Les trois quarts ont eu un passage en prison, une fois adultes. Pourtant ils étaient loin d’être cons et avaient plutôt de bonnes notes avant.

Tout ça pour dire que la pédophilie, c’est bien d’en parler dans deux cas :

– Sensibiliser les jeunes.

– Exécuter les agresseurs.

Souvenirs d’automne

Je marche dans la rue et je ressens la fraîcheur qui se faufile entre mes vêtements et ma peau, comme des milliards de mini fourmis qui viennent envahir mon corps. C’est l’automne. C’est la saison.

Je marche dans la rue et je ressens le froid qui envahit mes narines, pénétrant mes sphincters et faisant jaillir des images mentales de souvenirs pas si lointains.

Je me demande ce qui se serait passé si j’avais pris d’autres décisions. Je ne sais pas pourquoi ça m’a fait pensé à cette femme. Certainement parce que l’année dernière, au même moment, on se parlait encore.

Je crois qu’au même moment, l’année dernière, Macron obligeait les français à se reconfiner encore une fois. Cela ne me convenait pas, cette fois-ci. Du moins, ça me mettait très mal à l’aise. Des souvenirs surgissaient, des blessures refoulées du premier confinement qui m’avait tellement fait souffrir. Non pas parce que j’étais obligé de rester chez moi. Mais parce que j’avais vécu une rupture amoureuse extrêmement douloureuse, sur plusieurs mois, suivie d’une dépression très forte, sur plusieurs semaines, qui m’a souvent vu affalé sur le sol à souhaiter que la mort me tende les bras.

Ce confinement numéro deux a fait ressurgir cela et m’a projeté dans le premier confinement, s’en est suivi une projection sur ma situation actuelle. Un flou s’est installé dans ma relation toute fraîche et encore non définie avec Natalia. Bien que rien ne soit encore acté, elle me semblait être une femme qui cherchait à se poser. Elle m’en donnait envie, mais j’étais encore très fragile. Très peureux. Les plaies encore pas cicatrisées.

Il m’a fallu très peu pour déclencher ma paranoïa, faire un transfert de mes incertitudes liées à mon ancienne relation sur celle-ci. Alors qu’elle n’avait rien demandé. J’ai fuis. Je me suis barricadé dans ma coquille. Elle n’a jamais réussi à me le pardonner.

Ce froid m’y a fait repensé. Je ne pense pas souvent à elle. Mais quand je le fais, je le fais avec tendresse. Je n’ai pas vécu de mauvais moments avec elle. A vrai dire, je n’ai vécu que des bons moments avec elle; la difficulté qu’on a eu à se parler par messages, notre premier rendez-vous, l’interminable prisionier d’azkaban, sa réticence à me laisser l’embrasser, les minutes infernales qu’on a passer à se chauffer sans se déshabiller, la première fois que j’ai posé ma langue sur sa chatte légèrement poilue, son premier cri, mon premier grognement, le bruit infernal que mes voisins devaient supporter, son premier orgasme, son deuxième, son troisième, mon premier orgasme, notre première douche ensemble, notre première cigarette ensemble… Une nuit.

Une nuit où tous les deux étions la main sur le frein. Jusqu’au matin. A se raconter raconter tout et rien, à essayer de ne pas succomber.

Puis d’autres bons moments ont suivis. Elle m’a présenté ses amis. Qui étaient très drôles et bienveillants envers moi. Elle m’a fait découvrir de belles chansons aux rythmes Latinos. Elle m’a raccompagné en voiture. M’a embrassé tendrement.

Puis une deuxième nuit, des taquineries. La seule femme en France qui a pour habitude de jouer avec ses mains si elle t’aime bien. J’ai trouvé ça étrange, mais familier. Puis encore des embrassades, encore des attouchements désirés, encore de la salive, de la sueur, des étranglements, des cris, de la passion, de la mouille, des grognements, des orgames et de la satisfaction.

Tout se passait bien. Puis, il y a eu ce foutu confinement.

C’est là que tout à basculé pour moi. Mes démons m’ont rattrapé. Mes peurs m’ont envahi. Je n’ai pas su contrôler le dérapage et c’était déjà fini, avant même que ça aille commencer.

Mais on s’est pas totalement éloignés. On a fini par se rapprocher à nouveau, la veille de mon anniversaire. Le hasard a fait en sorte que je passe la nuit chez elle à regarder un film dont je ne me souviens même plus. Mais je me souviens que toute la soirée a été fournie de taquineries à mon sujet, de nouvelles nous concernant et concernant nos proches. Elle peut enrober des taquineries d’une couche de bienveillance qui me rendent faible et sensible à ses charmes.

Elle m’a invité à rester dormir et je n’ai pas su dire non. Elle m’a invité à lui faire un massage et je n’ai pas su dire non. J’ai essayé de retirer son bas, Mais elle m’a dit non.

Alors j’ai essayé de dormir. Collé à elle. C’était peut-être pas une brillante idée, parce qu’on a fini par s’embrasser, puis s’enlasser, puis enlasser nos jambes et les croiser pour danser toute la nuit sous le rythme du sexe de retrouvailles.

Elle a mouillé plus qu’une nape placée sous un jet d’eau. Je lui ai fait l’amour plus longtemps que le film Cloud Atlas. C’était encore une fois intense et la jouissances simultanée qui a ponctué cet acte était plus que satisfaisante. Je me suis écroulé sur elle, elle était affalée sur son lit trempé. C’était parfait.

On a gardé vaguement contact, mais elle a fini par se persuader que je ne serai jamais assez. Elle n’a pas forcément tord. Elle n’a pas forcément raison…

Je suis un gamin dans le corps d’un adulte, qui passe son temps à vouloir s’amuser et rattraper une innocence qui a disparue il y a très longtemps. J’essaye de regarder le monde avec les mêmes yeux que quand j’avais dix ans.

Elle l’a sûrement vu en moi. Elle n’a plus le temps pour ça. L’horloge tourne, j’imagine.

Je lui ai promis de ne pas écrire sur elle, pour elle ou à propos d’elle. Mais je le fais. Sans doute mon caprice de gamin qui fait des siennes ou envie pressante de rester revivre ses souvenirs dans ma tête, sans m’y accrocher.

J’espère qu’elle va bien aujourd’hui. J’espère qu’elle lira ça un jour. Même si cela pourrait faire surgir en elle une peur de me voir exprimer quelque chose qu’elle n’ose pas me voir désirer.

Réalité alternée

Je parlais à une fille hier. Je ne sais pourquoi, elle m’a lancé un « Il faudrait dormir, monsieur ». A vrai dire, je sais très bien pourquoi elle m’a dit ça. Elle s’est fié à mes cernes. Je ne trouve pas que mes cernes soient exécrables. Mais ils sont là, à pandouiller comme des couilles pas encore vieilles.

J’ai énormément de mal à m’endormir. Énormément de mal à me réveiller également. Certains trouvent cela facile. Ils peuvent s’endormir dans les transports, au milieu d’une conversation… J’avoue que l’exil c’est fatiguant. L’Europe est un continent fatiguant. Il a toujours demandé plus que ce que les gens pouvaient lui donner. Les gens qui somnolent à côté de moi dans les transports me font énormément de peine.

Néanmoins, ma capacité à m’endormir dépend de plusieurs paramètres. Il faut que mon cerveau soit dans un état second. Mais je ne touche plus à la drogue et l’alcool ne m’enchante pas davantage. Alors je me fatigue les méninges à essayer d’anticiper des scénarios futurs. J’imagine que tout le monde fait ça. Que tout le monde galère à dormir.

Ce que je déteste le plus, en plus du fait de dormir tôt, c’est être dérangé durant mon sommeil.

Il suffit de peu pour que mon sommeil s’évapore.

Pourtant, ce matin, mon pote et voisin à tapé à ma porte. J’ai paniqué. Je venais d’entamer ma troisième heure de sommeil. Je pensais qu’il y avait le feu dans l’immeuble.

Mais non, il était seulement rentré de soirée, bourré et avait besoin d’une clope.

J’ai serré.

Il y a pourtant un écrito bien clair sur ma porte qui dit « veuillez ne frapper à ma porte qu’en cas d’extrême urgence ». EXTRÊME URGENCE, bordel de dieu de merde !

Mais ce n’est pas la p’tite clope qui m’a dérangé, mais ce qui allait suivre.

Je n’ai évidement pas réussi à trouver sommeil, pendant quelques minutes, puis quelques heures. Alors que j’étais mort de fatigue physique. Mais surtout mentale.

Je ne peux pas enchaîner plusieurs heures sans dormir. Je ne peux pas accepter la réalité de manière continue. Il me faut un break. Il me faut mon échappatoire. Il me faut mes petites heures de rêves et de cauchemars, où le fantasme peut prendre forme et me faire évader durant quelques secondes. Sans cela, je deviendrai fou. Et peut-être que je suis déjà fou. Peut-être que la réalité est déjà assez éprouvante pour moi. La vie, la loi, la société, les gens, le travail, les études, l’amour, le sexe, l’infidélité, la famille, les amis, les boîtes de nuit… Vous croyez que je peux encore survivre combien d’années avec tous ces fléaux ?

J’ai déjà fuis une fois. L’exil. L’étranger. L’inconnu. Vais-je fuir toute ma vie ? Vers où ? En Alaska ? Il y a des lois là-bas. Sur une île ? Laquelle ? De quel droit ? Mon seul échappatoire est ma main droite et mon imaginaire quand je dors.

En priant que celui-ci ne soit actif que lorsque je dors. La réalité est assez pourrie pour que mon imaginaire soit tenté de venir squatter à jamais. Me faire déborder et créer une réalité alternée où ces fils de putes ne pourront pas me rattraper.

Et peut-être que c’est déjà le cas. Peut-être que je vis dans mon imaginaire depuis un bon moment et que je ne m’en rend pas compte. Je n’ai pas de totem, comme dans inception, pour savoir où je suis vraiment.

Entre temps, je continue à alterner entre mon sommeil et la dure réalité, tout en priant pour que celle-ci ne soit qu’un cauchemar.

Une nuit banale.

Ce que j’aime faire dans la vie, c’est laisser celle-ci décider pour moi.

J’aime me positionner de manière stratégique dans l’univers et laisser celui-ci m’amener des choses à moi.

Il ne faut pas courir derrière des chose qu’on veut. Car d’autres choses finiront pas nous désirer et nous faire oublier ce qu’on souhaitait au départ.

Pas moi.

Je suis un obsessionnel. J’aime avoir ce que je veux. J’aime me savoir plus malin que d’autres. Mais je n’en fais pas non plus une histoire. Si je n’ai pas ce que je veux. Je laisse tomber. Mais je garde ça dans un coin de ma tête.

Je suis sorti du travail assez tôt, cette nuit là. J’attendais mon bus, calmement. De la musique dans mes oreilles et une cigarette à teter. J’aime bien ce moment. C’est un moment creux de ma journée où je ressens un excès de liberté dû au fait que je viens de quitter le travail.

La nuit m’appartient.

Je suis monté dans ce bus. Je me suis assis. Il y avait deux filles devant moi. Elles étaient face à face et l’une d’ elles me faisait face. C’était ma voisine.

Elle ne m’avait pas repéré. Je lui ai donc écris sur son téléphone.

« Lève la tête, sale myope »

Elle a fini par capter. Elle m’a vu. Elle a souris, bêtement. Elle m’a écrit, sans priliminaires, ni avertissement : « Il est où mon cunni ? »

J’ai ressenti une petite chaleur dans mon bas ventre.

« C’est quand tu veux, coquine vas ! »

« Je le veux maintenant. Sur ce banc pouilleux » m’avait elle répondu.

J’ai bandé.

Je lui ai répondu lui disant de me retrouver tout à l’heure en rentrant chez moi.

Ce qu’elle a fait.

Elle a toqué à ma porte. J’étais sous la douche. Je suis sorti ouvrir avec unz serviette couvrant mon bas du corps. Elle a sourit. Je suis sûr qu’elle avait déjà commencé à mouiller.

Je l’ai invité à s’installer, après l’avoir tendrement embrassée. Mais elle m’a tiré par la main, j’ai laissé ma serviette tomber. Je bandais.

Elle m’a tiré vers le lit, s’est couché et m’a fait coucher sur elle, les lèvres collées aux miennes. Je ressentais, du bout de ma queue, la chaleur émanant de son entre jambe qui se frottait au mien.

J’ai retiré son haut, puis mes mains ont commencé à masser ses gros seins. Elle avait des seins à faire nourrir de lait tout l’étage où on vivait. Je les ai embrassés, avant de les sortir de leur cachette et de les teter comme si ma vie en dépendait. Elle s’excitait et ça se voyait sur son visage qu’elle en voulait encore.

J’ai tété ses mammelles une bonne minute, alternant son sein gauche gauche et droit. Les tenant en place avec mes mains afin qu’ils ne s’échappent pas. J’ai sucé ses tétons roses en espérant en faire sortir quelque chose. En vain.

J’ai alors descendu ma bouche le long de son ventre. Jusqu’à commencer à embrasser son con par dessus sa culotte et son jean entre ouvert. J’ai baissé son froc. Je l’ai retiré. J’ai écarté ses jambes fines et blanches et les ai tenues écartées avec mes mains pour faire glisser ma grosse tête entre elles. J’ai alors continué à embrasser et caresser son entre jambes par dessus sa culotte en dentelle. Ça sentait la mouille et je ressentais son humidité. Ça n’a fait qu’accentuer mon érections.h

J’ai écarté sa culotte tendrement avec mon index pour y mettre un premier baiser frais sur ses chaudes lèvres epilées de près. Elle a frissonné. J’ai continué, jusqu’à ce que sa culotte soit gênante pour mon processus. Je l’ai alors retirée. Je l’ai retournée. J’ai tenue sa nuque avec un bras, remonté ses fesses avec l’autre et ee lui ai mis de grosses fessées en tenant sa tête enfoncée dans les draps. Elle a crié de douleur et de satisfaction et j’ai vu quelques goûtes de plus glisser d’entre ses lèvres. J’y ai alors glissé un doigt et elle a sursauté.

Je l’ai remise sur le dos, les jambes écartées et j’ai collé ma bouche à sa chatte. Elle a gémi tendrement.

Elle l’a eu son cunni.

Déception libidinale.

Je ne comprend pas les gens. Je ne comprends pas les gens heureux. Vous voyez de qui je parle ? Je parle certainement de beaucoup d’entre vous.

Je ne comprend plus les gens qui s’excitent à l’idée d’aller en soirée. Je ne comprend pas les gens qui prennent du plaisir à aller en boîte. Je ne comprend même plus l’idée de se poser sur une terrasse, payer un verre d’alcool excessivement cher et parler.

Je ne comprend pas qu’on puisse s’exciter à l’idée de rencontrer quelqu’un. J’ai l’impression d’avoir rencontrer toutes les personnes qu’il faut rencontrer. Je ne pense pas que je serai surpris par une nouvelle rencontre, une nouvelle personne, une nouvelle manière de voir les choses, une nouvelle personnalité, un nouveau récit. Alors je ne rencontre personne.

J’ai l’impression que notre vie se meurt comme dans un jeu du style GTA. A petite dose. A chaque brise ment de cœur. A chaque déception. Et la vie en est pleine, des déceptions. La vie en elle-même est une déception composée de plusieurs petites déceptions.

Chaque déception, chaque partie de notre innocence qui se meurt nous prend une partie de notre raison de vivre. Elle nous bouffe jusqu’à ce qu’il en reste rien. Je ne sais pas combien reste til dans la mienne. Pas grand chose, ça c’est sûr.

L’excitation.

L’amour.

L’envie.

La satisfaction.

Ces mots existent dans mon vocabulaire, mais pas dans mon quotidien. Je les utilise, pour parler. Rien qu’en ce moment, je parle d’eux. Mais ce ne sont que des mots. Ils ne se caractérisent plus en émotions.

Je crois que le but de la vie est de nous faire mourir de déceptions. Notre cœur se brise à chaque déception. Une partie de celui-ci se brise et se détache du reste. C’edt ainsi jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de notre cœur et que celui-ci se meurt.

Les déceptions nous font perdre envie de vie. Nous empêchent d’envisager la vie, pour éviter d’être encore une fois déçus.

H

Ma prof de psycho, qui avait travaillé dans des EHPAD, nous disait que les vieilles personnes qui n’attendaient plus de visites sont celles qui mourraient en premier. Celles qui attendaient leurs enfants ou petits enfants avaient quelque chose de plus pour tenir à la vie. « Tout est une question de libido… » disait-elle. C’est très freudien, me diriez-vous. Mais est-ce faux?

En ce moment, ma libido tient dans une poignée de main.

M’en restera-t-il assez pour tenir cet hiver ?

Et moi alors ?

Je ne sais pas ce qui m’a prit ce soir. Je n’ai pas réussi à dormir. Ce qui me tient debout n’est ni un chagrin d’amour, ni un soucis financier. Ni la crainte des huissiers, ni la crainte des créanciers.

Ce qui me tient debout c’est le néant que renferme cette vie.

Je me demande parfois si je suis seul, ou si beaucoup de personnes, tout comme moi, prient pour que leur existence cesse ?

Je me demande…

Vous savez, je suis diplômé en psychologie. J’ai l’impression que fait, ajouté à mon excès d’empathie, font fondre les gens devant moi comme une glace au milieu du Sahara. Ils se laissent aller et me racontent leurs soucis en espérant trouver refuges et réconfort.

Ils se confient à moi, au premier abord, comme s’ils me connaissaient depuis longtemps et que j’étais tenu par un certain secret professionnel. Alors qu’on n’est que deux inconnus sur la porte d’un bar.

Quotidiennement, beaucoup de personnes me racontent leurs histoires, leurs problèmes, leurs chagrins, leurs idées suicidaires, leurs déboires amoureux…

Je ne suis même pas payé pour ça !

Mais ils sont persuadés que j’ai les mots. Que je vais les aider. Que je vais leur changer la vie. Leur faire sortir la tête du cul.

Et lorsque je n’ai pas réponse à leurs questions -car oui, cela arrive au bout d’un moment. Ils me demandent, sans honte bue, « Mais tu es psy, tu devrais savoir ! ». Mais ?

Car oui, parfois je ne sais quoi répondre. D’autres fois, je ne veux ni entendre, ni répondre. J’ai une flemme incommensurable que de lire des messages de la taille d’un bloc de bâtiment, me narrant un problème qui n’aura aucune importance dans 5 ans.

Mais cela ne les empêche pas de me les écrire, ces foutus blocs, en me demandant le plus de détails possibles dans mes réponses.

J’ai envie de leur dire « laissez la vie suivre son cours, cela ne sert à rien d’essayer de la contrôler ». Ils ne comprendront pas.

Pourtant, c’est ce que je fais. La notion du contrôle est un leurre. Plus on croit avoir le contrôle, plus on est contrôlés.

Alors moi j’ai laissé tomber. Je ne crois même pas en un certain dieu, autrement j’aurais collé tout ça sur son dos et j’aurais laissé mon destin entre ses mains. Je ne me serai même plus lavé. Qu’il le fasse !

Mais quand je leur dis tout cela, ils ne me croient pas. Ils croient que je les ignore, que je me la pète, que je suis hautain -certainement parce que je suis psy.

En vrai, je m’en bas les couilles. Vous m’envoyez des messages et des appels sur mon téléphone pour chercher des réponses et du réconfort ?

Il ne se passe pas une seule satanée journée sans que je prie pour que quelqu’un m’appelle et fasse preuve de compassion.

Qu’il me parle à cœur ouvert et me demande ce qui ne va pas et pourquoi ce monde ne m’enchante plus ? Pourquoi la mort trotte dans ma tête chaque soir ? Pourquoi le soleil ne brille plus sur ma peau ? Pourquoi les chants d’oiseaux s’apparentent à un supplice auditif désormais ? Pourquoi le goût de la nourriture me semble fade ? Pourquoi je n’apprécie plus ni mon visage, ni mon corps, ni mon cerveau ? Pourquoi la moindre conversation avec un humain me semble être une purge sans fin ? Pourquoi le moindre bruit me semble insupportable ? Pourquoi je préfère dormir peu importe l’heure affichée ? Pourquoi la moindre activité me semble insurmontable ? Pourquoi je prie pour que chaque sommeil soit le dernier ?

Pourtant mon téléphone ne vibre que pour m’annoncer que quelqu’un a besoin de moi et de mes mots.

Mais qui s’occupe de mes maux ?

Hommage au grand et somptueux Charles Henry Bukowski, qui m’a inspiré grandement ces lignes.

Je n’avais pas grand chose à dire mais bon

Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais j’ai dormi tôt hier soir. J’ai dormi tôt et me suis levé tôt. Je veux dire, il n’y a même pas de soleil dans le ciel. Pas encore.

C’est la meilleure période de l’année.

Vous savez, les arbres commencent à se dénuder, comme une vierge effarouchée. Le temps se refroidi, comme une vierge effarouchée. Le sol est souvent mouillé pour un oui ou pour un non, comme une vierge effarouchée.

Le soleil se lève et se couche tôt. Peu importe ce que diront les bandeurs de sueur, le soleil doit disparaître. Je rêve d’un monde où le soleil serait caché derrière d’épaisses couches de nuages gris.

Le soleil qui se couche tôt signifie aussi que les nuits deviennent plus longues. Ceci rime avec plus de création, plus de méditation.

Les nuits qui deviennent plus longues signifie aussi que les températures baissent.

Les températures qui baissent signifie aussi une recherche de chaleur humaine de la part de la gente féminine. Même si cela n’intervient pas systématiquement pendant les premières semaines, mais au bout de quelques temps, leur chat et leur plaide ne suffiront plus.

Mais, malgré le froid qui retrouve son droit, je ne m’abstiens pas de dormir nu. J’aime la liberté que me procure la nudité.

La première chose à laquelle on pense en dormant nu, c’est le fou rire qu’auront les voisins si jamais tu te retrouve nu, dehors, à trois heure du matin, parce qu’un feu s’est déclenché dans l’immeuble.

La deuxième chose à laquelle on pense lorsqu’on dort nu, c’est le fou rire que dieu pourrait avoir lorsqu’il assistera à un combat entre toi, nu et trois poils sur le pubice, et un combrioleur.

Ce cas de figure a failli m’arriver une fois.

J’étais chez cette magnifique fille avec qui j’ai passé la nuit. Au petit matin, elle a dû se lever tôt pour aller travailler. Elle m’a laissé dormir dans son lit, dans son petit appart qui se trouvait dans un vieil immeuble parisien qui appartient à un juif.

N’empêche, qu’au bout d’un moment, j’entendais des bruits de clés venant de devant la porte d’entrée, accompagnés d’un essoufflement d’homme. J’étais complètement nu, enrobé de ses draps, à me demander ce que c’était.

J’étais certain que c’était son voisin ou même le propriétaire de l’immeuble qui jouait les pervers à entrer dans l’apart de la fille dès qu’elle était parti au travail, pour se masturber en reniflant ses culottes.

Mon rythme cardiaque s’est accéléré car les clés étaient maintenant dans la serrure et faisaient des aller-retour comme pour ouvrir la porte.

Je me tiens prêt au combat. A poil comme un esclave spartiate. Puis tout d’un coup, rien ne bouge. J’entend des bruits de pas s’éloignant dans les escaliers. Puis voilà.

Je n’y avais rien compris.

Plusieurs heures plus tard -parce que oui ça ne m’a pas empêché de me rendormir- je me suis levé pour partir. En sortant, j’ai esquissé un sourire en voyant que la porte du voisin était quasiment collée à celle de la fille en question.

Il se trouve que c’était simplement son voisin qui refermait derrière lui avant de partir au travail.

Bref.

Ces deux pensées ne m’empêchent pas de dormir en sentant la brise du soir caresser mes fesses qui dépassent à peine de ma couverture.

De base, je voulais que le titre soit « Poils publiens et appart parisien ». Mais on n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie.

Avé Ganesh

Lumières.

Celles-ci s’éteignent au crépuscule d’une journée qui semblait vouloir durer encore plus que les vingt-quatre heures que l’homme a fixé.

Cette journée, je l’ai passé à traîner mes pieds d’un point A à un point B. Jusqu’à un point Z, puis un point D. J’ai sillonné les rues de Paris et ses proches banlieues comme si je les aimais. Comme si celles-ci m’apportaient un bonheur que je cherchais.

J’ai fait Saint-Lazare, j’ai fait Gare de Lyon. J’ai fait Nanterre, j’ai fait Clichy. J’ai fait tabacs, j’ai fait Doner Kebabs d’Istanbul. J’ai fait mes amies, j’ai fait mes amies pour qui j’avais plus que de la sympathie.

J’ai marché. J’ai attendu l’heure fatidique à laquelle je devais la rejoindre. J’y ai été. Les mains chargées de cadeaux et d’amour. Le cœur chargé de bonheur et d’amour.

Je l’ai serré dans mes bras et ça semblait être naturel et biblique. Une prémonition qui venait de se produire. Je l’ai chahutée, je l’ai fait rire, je l’ai sympathiquement bousculée. J’ai fumé. Je l’ai vu fumer. Je me suis imaginer entrain de la fumer, comme on fumerait un cigare cubain avec la satisfaction qu’il pouvait nous apporter et la crainte de le voir s’éteindre à jamais.

Je l’ai vu se changer. Je l’ai vu marcher. Je l’ai encore tenue dans mes bras. Je l’ai timidement embrassé… Sur sa joue tendre. Je lui ai raconté ma vie, elle m’a raconté la sienne. Je l’ai vu tendre des sourires tendres à chacune de mes bêtises, à chacune de mes blagues tordues qui feraient de moi un sujet bon à analyser, puis à enfermer.

Je l’ai accompagné. On s’est posés pour admirer Paris et ses lumières qui commençaient à scintiller. Il pleuvait, alors on s’est allongés à plein le sol, sa tête dans le creu de mes aisselles, à rigoler des passants qui rigolaient de notre posture pour le moins déglinguée.

Je l’ai portée, on a marché. Des petites filles ont vu sa culotte qui dépassait de sa robe que le vent n’arrêtait pas de malmené. On en a rigolé, puis je l’ai déposé.

Je l’ai vu marcher en me tenant la main tout le long du trajet, en se racontant des bêtises qui ressemblaient à des secrets.

Puis on est rentrés. On a mangé. On s’est douché. On a prit des photos et on a encore rigolé. On s’était promis de ne pas aller plus loin, de ne pas laisser nos lèvres se toucher, de ne pas laisser la tentation nous dépasser. Alors en bons amis qu’on était, on s’est couché. Sa tête enrobée de mes bras, ses cheveux parfumant mes narines, mes doigts sillonnant son dos de haut en bas et sa bouche me disant à quel point elle n’aimerait pas succomber pour quelqu’un d’horrible comme moi.

Lumières. Elles étaient éteintes avant que l’envie d’un massage la prenne. Une envie émanant de sa rude journée.

J’ai allumé des guirlandes, elle a ramené des huiles essentielles et j’ai commencé à la masser. Son dos n’était ni flasque, ni musclé et mes mains s’y glissaient comme si elles y ont toujours été. Après avoir fait le tour de ses épaules et de son dos, je me suis attaqué à son fessier. J’ai dû la déshabiller et pour cela elle m’a aidé. J’y ai fait glisser quelques goûtes-d’huile- entre et par dessus ses deux belles fesses et je les ai tendrement massé, comme si dieu était entrain de me guider.

Nos blagues et nos rires ont cesser, étouffés par une tension sexuelle qui ne cessait d’augmenter. Et entre deux manœuvres de massages, j’ai laissé mes doigts se glisser entre ses jambes et j’ai senti une chaleur qui s’en dégageait et une aura d’humidité.

J’ai alors permit à mes doigts de s’en emparer, de la titillé, de la toucher tout en laissant mes lèvres lui embrasser tendrement le fessier, avant de remonter le long de son dos, mes lèvres collées à sa peau, jusqu’à finalement l’embrasser.

Je l’ai embrassé, avant de la retourner, lui téter les seins puis les relâcher. Quelque chose de plus bon attendait mon palais. Je me suis alors logé les lèvres au creu de son entre jambes rasé de près. J’ai laissé glisser ma langue le long de ses lèvres tout en gardant mon regard braqué sur le sien. Ses beaux yeux essayaient de me fixer, mais devaient vite se fermer lorsque ma langue effleurait une zone qui l’excitait.

Comme pour accélérer le processus, j’ ai laissé mes doigts se glisser sous ma barbe, dans son jardin secret. Je l’ai senti légèrement sursauter. J’ai fini par crocheté mes deux doigts à l’arrière de son clitoris afin de le remuer, ce qui l’a encore plus excité. Mais je voulais que cela dure encore une éternité, j’ai alors pris une capote pour la pénétrer.

J’ai écarté ses jambes, lui ai interdit de guider ma queue à trouver son chemin. Si elle n’y arrivait pas, c’est que ma queue ne la méritait pas. Je l’ai embrassé en laissant ma queue faire des vas et viens par dessus son vagin. Je ressentais la mouille qui aidait ma queue à glisser et je regrettais notre caractère méfiant qui m’empêchait de retirer ce satané condom.

Ma queue a fini par trouver chemin, au moment où elle s’y attendait le moins. J’ai vu sa bouche s’ouvrir, surprise. Je l’ai embrassé comme pour la rassurer et m’excuser d’être aussi brusque, et j’ai commencé à la travailler. Je prenais mes marques, dans un lit que je ne connaissais pas, avec une femme que je découvrais à peine. Mes baisers venaient accompagner mes vas et viens, et mes coups devenaient plus conséquent quand je ressentais ses mains, ses ongles longs et vrais -amen- crochetés dans mon fessier.

Au bout de quelques minutes elle me dit vouloir être au dessus. Je l’ai évidemment laissé faire.

Elle a embarqué et m’a chevauché comme si des anges la guidaient. Je ressentais la mouille glisser le long de ma queue, jusqu’à mon entrejambes et elle me tenait les bras écartés comme pour se stabiliser et me dominer. Elle a accéléré et je l’ai aidé. Mes bras enroulés autour d’elle à l’aider à sauter et tout en criant son plaisir, aux portes de la jouissance, j’ai entendu les anges crier, certainement stupéfaits de la vision qu’il avaient sous les yeux.

Et elle a jouit, sans m’attendre. Puis tout s’est arrêté.

Les sentiments ont pris le dessus, les doutes ont refait surface, nos certitudes infectées de doutes et les lumières éteintes pour clôturer la soirée.

Dans un noir total, je ressentais sa peau au bout de mes doigts qui la caressaient alors qu’elle essayait de dormir. Elle essayait, car tout comme moi, son cerveau ne s’est pas arrêté de cogité de tout ce qui s’est passé et de tout ce que cela venait boulverser.

Lumières. Éteintes. A jamais ?